Formation à la reconnaissance visuelle des oiseaux des jardins (1/2) - Séance en salle

 Seize participants se sont retrouvés vendredi 6 décembre à 20h à la Maison des Séniors au Versoud pour cette formation interne organisée par le CPN.

Une calotte bleue et un trait sourcilier noir : la Mésange bleue

La séance s’est déroulée de la façon suivante : chaque participant, à tour de rôle, avait 30 secondes pour observer une photo d’oiseau (merci à Benoît pour les photos !). Il devait ensuite décrire 4 à 5 traits qu’il jugeait caractéristiques en s’appuyant sur la "topographie" d’un oiseau (diapo projetée à l’écran) afin que les autres membres du groupe puissent l’identifier.

Topographie de l’oiseau (source : Le guide ornitho, éd. Delachaux et Niestlé)

 Parmi les traits caractéristiques, il était suggéré d’évaluer approximativement la taille de l’oiseau - en se référant à trois étalons : un moineau, un merle et un pigeon – et de choisir ensuite d’autres traits en fonction de la photo : forme du bec, couleurs du plumage et leur localisation sur le corps, taches ou barres alaires, etc.

A la rencontre des bouquetins et des rapaces en Maurienne

Dimanche 15 décembre, nous sommes neuf à profiter d'une météo favorable pour notre "traditionnelle" sortie annuelle à St-Martin de la Porte, dans le secteur des Encombres, en Maurienne (Savoie).

A chaque édition, cette sortie réserve de belles surprises. L'année dernière, les bouquetins étaient rares, mais les présents avaient pu observer dans de bonnes conditions trois gypaètes barbus, un faucon pèlerin et même un vautour moine.


Les baies dorées de l'argousier


Cette année, les bouquetins sont bel et bien là. Mâles, reconnaissables à leurs longues cornes, femelles (étagnes) et jeunes (cabris). Dès les premiers lacets du sentier parsemés d'argousiers, nous sortons les jumelles et les longues-vues pour les admirer. Nous entendons distinctement le bruit sec des cornes de deux mâles qui s'affrontent en cette période de rut. Certains d'entre nous ont même pu les observer avant qu'ils ne disparaissent dans les formations arbustives.




Etagne dans la paroi


Nous continuons notre courte et facile ascension pour arriver au pied d'une falaise imposante, au lieu dit La Casse. Les bouquetins sont disséminés dans les parois et alentours, sur les croupes herbeuses. Nous identifions un groupe comptant huit individus. Deux faucons pèlerins parcourent ensemble la paroi et se posent par intermittence. Nous pouvons les observer longuement. Des chocards à bec jaune fréquentent aussi le lieu. Ce petit corvidé montagnard aux mœurs grégaires se distingue par son bec jaune et ses pattes rouges orangées.

Sortie à l’écoute du brame du cerf

Nous étions six pour partir en covoiturage à l’écoute du brame du cerf à Celliers (à 1300 m d’altitude, dans le massif de la Lauzière en Savoie) ce samedi 14 septembre 2024.

Il est certes possible d’écouter le brame du cerf un peu plus près de chez nous, mais ce site de Celliers a été choisi en raison de son accessibilité qui ne nécessite pas d’aptitudes physiques particulières et compte tenu des informations recueillies auprès du syndicat mixte du massif de la Lauzière et de nos expériences précédentes en 2022 et 2023.

Une fois sur place, nous avons appris par la bergère qui a sa ferme de brebis laitières à proximité que le cerf bramait depuis trois jours. Et nous l’avons bien entendu.

Ce jouet a servi de support pédagogique pour en apprendre plus sur cet ongulé

Pas de (vrai) cerf visible, mais nous avons pu observer des biches sur le versant en face de nous. Et même deux renards.

Biches, Celliers, septembre 2023

Puis nous sommes montés au refuge Le Logis des Fées, situé à 1840 m d’altitude et accessible en voiture en une dizaine de minutes. Nous avons vu un couple de faucons crécerelles et deux chamois à la longue vue.

Au final, une sortie dépaysante et riche, sans doute un peu longue qui aurait pu être étalée sur la journée…

Eric

A vos plumes : les réponses

 Notre jeu sur l’identification de plumes de rapaces ne semble pas avoir eu un grand succès. Il est vrai que l’exercice n’était pas si simple malgré le quiz proposé qui donnait la liste des rapaces concernés.

Commençons par numéroter les plumes de 1 à 7 en partant de celle du haut. Parmi ces 7 plumes, trois se distinguent d’emblée par leur grande taille : les plumes 1, 5 et 6. La plume 1 mesure environ 35 cm, la 5 au moins 30 cm (le stylo bille mesure 15 cm) et la 6 fait plus de 30 cm.

Or, dans la liste de rapaces proposée, deux espèces sont de grande taille : le Grand-Duc d’Europe, qui est le rapace nocturne le plus grand au monde, et le Vautour fauve.

Ces trois plumes appartiennent donc bien à ces deux rapaces (c’était le petit piège : deux plumes correspondent à la même espèce) :
* Pour le Grand-Duc, la plume la plus caractéristique est la plume 6 avec ses dessins et sa couleur tirant sur le roux. Elle a été trouvée à Domène cet été et témoigne de la présence de ce hibou, qui n’avait plus été signalée depuis quelques années. La plume 1 est aussi typique par ses dessins, mais la coloration tire davantage sur le gris (plume trouvée sur le causse du Larzac à proximité d’une grande falaise).
* Reste donc la plume 5 pour le Vautour fauve avec sa coloration unie sans rayures. D’habitude plutôt sombres, les plumes peuvent être grises chez certains individus.

 

Plume de Grand-Duc d’Europe, Domène, 1er septembre 2024 (photo : Christian Dubois)

Il ne reste donc plus que les plumes 2, 3, 4 et 7 à identifier. Toutes mesurent moins de 25 cm.

Deux d’entre elles (les plumes 4 et 7) se différencient par la couleur rousse d’une partie de la plume et orientent le choix vers le Hibou Moyen-Duc et l’Effraie des clochers. En se référant à des collections de plumes visibles sur internet (par exemple https://www.alulawebsite.com/accegraves-par-ordre-alphabeacutetique.html) on peut déterminer que la plume 4 (la plus grande : 24,5 cm) est une plume de Hibou Moyen-Duc, tandis que la plume 7 finement tachée de noir et de blanc est une plume d’Effraie des clochers

Plume d’Effraie des clochers, Varces-Allières et Risset (38), février 2009 (photo : Laurent Dobremez)
 

Pour les deux dernières plumes il ne reste que deux espèces : la plume 2 est une plume de Chouette hulotte (elle n’est pas sombre au bout) et la plume 3 est une plume de Buse variable.

Voilà : pas simple donc, mais par déductions successives on peut arriver à une détermination.

Si vous trouvez des plumes lors de vos promenades, prenez les en photo, mesurez-les et notez les éléments de contexte (date de la découverte, lieu et type de milieu où elle a été trouvée : forêt, prairie, bord d’étang…). N’hésitez pas ensuite à nous adresser ces photos : on tâchera alors de vous proposer une identification, voire d’en faire un nouveau jeu collectif sur notre blog...

Laurent

Le Patrimoine naturel et culturel était en fête à la Tour d’Étapes ce 21 septembre 2024

 Le CPN Curieux de Nature était présent à la Journée Européenne du Patrimoine organisée par la mairie du Versoud et l'association patrimoniale Versatorio


Nous avons tenu un stand au pied de la tour avec une paire de jumelles, des fiches espèces sur les oiseaux, des coloriages pour les enfants. Un  petit jeu permettait de reconstituer une phrase mystère bien à propos extraite de la loi du 10 juillet 1976 " Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du patrimoine naturel dans lequel il vit" !

Toute la journée, nous avons observé, écouté et noté les oiseaux à proximité de la tour, ainsi que de très nombreuses hirondelles qui passaient dans la vallée, en migration vers le sud. Au total sur la journée, nous avons répertorié près de 20 espèces d’oiseaux différents (buse variable, geai des chênes, pinson des arbres, mésange charbonnière, corneille noire, pic épeiche, rougequeue noir, sitelle torchepot, pigeon ramier, épervier d’Europe, mésange bleue, mésange nonette, grand corbeau, rouge gorge familier, grimpereau des jardins…).

En haut de la tour, entre les visites guidées de Versatorio, Gérard, Françoise, Benoit, Eric se sont relayés pour partager leurs observations à l'aide d'une longue vue et d'une paire de jumelles. Les visiteurs ont pu ainsi admirer la vue sur la vallée et les montagnes environnantes ainsi que la faune perchée dans les arbres.


Tout le long du chemin qui monte à la tour, une série de magnifiques photos, prises sur la commune ou à proximité, avait été installée par le club photo (Club Art et Loisirs du Versoud) mettant en valeur le patrimoine naturel local parmi lesquels quelques oiseaux - rouge-gorge, épervier d’Europe, faucon crécerelle, pic épeiche -, une salamandre, des plantes comme le lin, la pimprenelle, l’onagre …


Un petit texte accompagnait chaque photo, explicitant quelques traits caractéristiques de l’animal ou de la plante.

En montant dans la tour, les artistes locaux se sont également inspirés de la nature et des paysages pour exposer leurs derniers travaux. Une conteuse est venue dans l’après midi enchanter les lieux. Des ateliers créatifs ont été proposés aux enfants.

Une journée bien remplie, appréciée des nombreux visiteurs et par la municipalité du Versoud.

Merci aux adhérent(e)s qui se sont relayé(e)s pour assurer une permanence au stand et près de la longue vue.

Photos: Benoît d'Halluin






Nouvelles photos mystères ou insolites (9)

Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : Une orchidée sauvage en centre ville de Domène ! Eh oui, elle a été trouvée dans la pelouse d’un immeuble. Mais quel est son nom ? Facile pour un lecteur assidu de notre blog.

Photo : Benoît d'Halluin

Pour les autres, voici un quiz pour vous aider. Est-ce : 

1. un épipactis des marais ?

2. une listère à feuilles ovales ?
3. un ophrys mouche ?
4. un orchis pyramidal ?
5. une spiranthe d’automne ?


Photo 2 : Quel est ce papillon ?

Domène, octobre 2024 (photo : Laurent Dobremez)
 Pour vous aider, je vous propose le quiz suivant. Est-ce :

1. une Belle-dame ?
2. un Brun du pélargonium ?
3. un Morio ?
4. un Paon du jour ?
5. une Petite tortue ?


Photo 3 : Quel est cet insecte qui peut atteindre 7 cm de long ? Un indice : regardez bien ses yeux !

Le Versoud, mai 2024 (photo : Benoît d’Halluin)

Et un quiz pour vous aider. Est-ce :
1. un criquet cendré ?
2. un criquet égyptien ?
3. un criquet d’Italie ?
4. une decticelle chagrinée ?
5. une sauterelle verte ?


Enfin, une photo insolite : c’est la mue de l’insecte ci-dessus. On n’en rencontre pas souvent et encore moins en si bon état… Cet insecte effectue six ou sept mues avant d'être imago (dernière étape du développement de l’insecte). Les adultes hivernent pour réapparaître au printemps suivant (source : inpn.mnhn.fr). 

Domène, Mue d’insecte, octobre 2024 (photo : Eric Posak)
 

A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com.

Et n’oubliez pas aussi notre jeu sur les plumes de rapaces : LIEN ici ... qui n’a pas eu beaucoup de succès jusqu’à présent…

Laurent

Les réponses aux photos mystères (8)

Voici les réponses aux photos mystères publiées en juillet dans notre blog.

Photo 1 : il s’agissait du serin cini, un petit oiseau de la famille des fringillidés, passereaux au bec court et conique adapté à un régime alimentaire à base de graines. Son nom vient du serin des Canaries, dont il est proche, et de l’occitan sini désignant cet oiseau en Provence et exprimant des sons aigus (source : Wiktionnaire). Le mâle adulte photographié sur cette photo se reconnaît au jaune vif de son plumage (à la tête : du jaune vif sur le front, le tour de l’oreille et la gorge ; le croupion jaune ne se voyant qu’au vol) et, comme indiqué, à son chant (un gazouillis un peu précipité et fouillis). En Isère, le serin cini est surtout présent entre fin février et août, mais quelques individus sont présents toute l’année, en plaine.

Serin cini mâle (photo : Benoît d'Halluin)

 Photo 2 : cette scolie hirsute fait partie des guêpes dites "solitaires" (par opposition aux "guêpes sociales" qui vivent en colonies). Grosse guêpe noire (de 15 à 25 mm de long), reconnaissable à son aspect poilu (d’où "hirsute") et aux deux larges bandes jaunes sur son abdomen. Elle vole de juillet à septembre et butine le nectar des fleurs. La femelle creuse les sols meubles à la recherche de larves de coléoptères, en particulier les gros "vers blancs" de cétoine dorée, pour y pondre ses œufs.

Scolie hirsute (photo : Raphaël Dubus)

Photo 3 : la chicorée amère est fréquente au bord des routes et des chemins. Les fleurs bleues sont organisées en capitules, type d’inflorescence dont les fleurs sont regroupées sur un réceptacle (comme chez les pissenlits et les pâquerettes). Les racines torréfiées fournissent de la "chicorée", un substitut au café (source : Sauvages de ma rue, Guide des plantes sauvages des villes de France, éditions MNHN et Le Passage, 2012).

Capitule de chicorée amère : les pétales du tour ont la forme de languettes (photo : Laurent Dobremez)

A bientôt pour un nouvel article de cette rubrique !

Laurent
 

Des animations pour les enfants du centre de loisirs de Domène : découvrir et protéger les hérissons (2/2)

Les enfants inscrits sur le thème Environnement ont été répartis en deux groupes : une douzaine âgés de 3 à 5 ans dans le 1er groupe et une douzaine âgés de 6 à 10 ans dans le second. Et l’animation a été réalisée successivement pour chaque groupe avec deux intervenants CPN et deux animateurs du Secteur Enfance-Jeunesse (SEJ).

Pour cette animation, nous nous sommes rendus dans le parc du château Dodo, situé à proximité immédiate du Diapason.

1. Mercredi 25 septembre : Connaître le hérisson et révéler sa présence

Seuls quelques enfants, parmi les plus âgés, avaient déjà vu un hérisson, toujours en soirée. Nous avons donc d’abord présenté le hérisson, ses traits caractéristiques, son mode de vie, les dangers auxquels il est exposé et pourquoi il est important de le protéger…

Hérisson d’Europe (photo : LPO Hauts-de-France)

Les enfants ont été impressionnés par ses piquants sur le dos et par sa façon de se mettre en boule lorsqu’il a peur, mais aussi par le fait que le hérisson « ne voit pas plus loin que le bout de son nez » (au-delà, c’est tout flou pour lui), mais qu’il a en revanche une très bonne ouïe et un excellent flair (il peut repérer la présence d’un enfant à plusieurs mètres).

Ils n’ont pas trouvé très ragoûtants ses aliments préférés (limaces, escargots, vers de terre), mais ont compris les services qu’il rendait aux jardiniers.

Au menu du hérisson (source : FCPN, Cahiers Techniques n°156)
 

Son mode de vie surtout nocturne a été précisé, de même que la période d’hibernation au cours de laquelle sa température passe de 36°C à 4°C et sa respiration ralentit fortement (à peine dix respirations par minute).

Mais comment découvrir sa présence s’il ne se déplace que la nuit ? Nous leur avons alors présenté le principe du tunnel à empreintes (https://missionherisson.org/herissons/le-tunnel). Puis, au plan pratique, avec les enfants nous avons confectionné deux tunnels (un pour chaque groupe) et préparé le dispositif de recueil des traces (au centre une petite coupelle avec quelques croquettes pour chat, puis nous avons étalé de l’encre végétale de part et d’autre sur des feuilles de papier collant et placé à la suite deux feuilles blanches).

Ensuite nous sommes allés ensemble installer les tunnels sur place. Un tunnel a été installé avec le groupe des plus jeunes enfants près du potager, tandis que l’autre tunnel était installé le long de la clôture au fond du parc où nous avions repéré préalablement l’existence d’un étroit passage sous la clôture susceptible d’être utilisé par de petits animaux.

Installation des deux tunnels (photos : Benoît d’Halluin)

Les tunnels ont été posés durant trois nuits consécutives à partir du 25 septembre et tous les matins un relevé a été effectué par les animateurs du SEJ.

Résultat :
Dès le lendemain, dans le tunnel installé le long de la clôture : bingo ! Non seulement des traces de hérisson peuvent être visualisées (partie droite de la photo), mais aussi des empreintes de chat domestique (partie gauche) et même des traces beaucoup plus petites d’un micro-mammifère, probablement une musaraigne (traces peu visibles, en haut à gauche de la photo).

Un hérisson, un chat et même une musaraigne sont passés par là… (26.9.2024, tunnel près de la clôture) (photo : Charlotte Lucas)

Il faudra attendre le surlendemain pour découvrir aussi des empreintes de hérisson dans le tunnel près du potager. Et le samedi matin des traces de hérisson étaient visibles sur toutes les feuilles blanches dans les deux tunnels.
 
Traces de hérisson (tunnel près du potager, 28.9.2024) (photo : Laurent Dobremez)


2. Mercredi 2 octobre : Protéger le hérisson en l’aidant à passer l’hiver

Nous avons commencé par présenter aux enfants des deux groupes le résultat des tunnels qu’ils avaient installé la semaine précédente : il y a donc bien un (ou des) hérisson(s) qui fréquente(nt) le parc du Château Dodo.

Mais l’hiver va bientôt arriver. Or c’est une période critique pour le hérisson qui doit impérativement trouver un abri sûr pour hiberner.

Nous avons proposé aux enfants d’installer des refuges à hérisson. Deux modèles ont été construits par Benoît à partir du matériel fourni par le SEJ (deux planches en bois non traité de 2 mètres de long et un casier à bouteilles). Ont ainsi été conçus : un « hôtel 5 étoiles » avec plancher et sas d’entrée anti-prédateur et un autre modèle de gîte plus rustique à partir du casier avec là aussi un sas d’entrée. Le groupe des enfants de 6 à 10 ans a vissé les différents éléments constitutifs de « l’hôtel 5 étoiles ».

  Petits et grands travaillent à la fabrication des refuges à hérisson (photos : Mehdi Akrab et Guilène Bougnard)

Un « hôtel 5 étoiles » pour l’hibernation (photo : Guilène Bougnard)


Dans les deux cas, au-dessus du plafond, nous avons fixé une bâche pour assurer une certaine étanchéité et mis à l’intérieur des feuilles mortes de chêne (qui se décomposent lentement en raison de leur teneur en tanins) pour renforcer l’isolation, sachant que le hérisson semble apprécier de se couvrir de feuilles mortes.

Puis nous sommes allés avec chaque groupe d’enfants installer les refuges dans des coins tranquilles du parc et recouvert les deux gîtes de feuilles mortes, de branchages légers et de cailloux lourds pour éviter que le refuge soit déplacé. Les enfants ont également peint un panneau indiquant « Maison à hérisson, ne pas déranger ! » et l’ont installé à proximité
         

Modèle « hôtel 5 étoiles »…

… et son panneau (photos : Benoît d’Halluin)

 
Modèle de gîte plus rustique…
         
… et son panneau (photos : Laurent Dobremez)

 
Une question qui taraudait les enfants était : comment savoir si un hérisson a adopté le refuge ? Bien sûr, pas question d’ouvrir le refuge pour vérifier. Car, si un hérisson était dérangé en plein hiver, on risquerait fort de provoquer sa mort… Nous leur avons proposé deux pistes pour répondre à cette question légitime : revenir au début du printemps et poser près des gîtes un tunnel à traces pour révéler la présence éventuelle d’un hérisson ; ou, lors d’une chaude journée d’été, ouvrir très délicatement chacun des deux refuges (et le refermer aussitôt si un hérisson s’y trouve) pour tenter de déceler s’il y a eu hibernation d’un hérisson (ou si ce gîte a été adopté plus récemment).


Un grand merci aux enfants qui ont participé à ces activités, aux animateurs du Secteur Enfance-Jeunesse qui ont encadré ces activités : Charlotte, Guilène, Mehdi et Mélissa, pour leur compétence, leur dynamisme et leur créativité, et à Sauria Draoui, responsable du Secteur Enfance-Jeunesse, qui a soutenu ces animations auprès de la municipalité.

Merci aussi à Fabrice Cartier-Millon, responsable du service municipal des espaces verts, qui a donné son accord pour l’installation des dispositifs dans le parc du château Dodo.
 
Enfin, merci à la municipalité de Domène qui vient de décider, lors de sa séance du 28 octobre 2024, de reconnaître nos animations auprès des enfants et des jeunes de Domène en signant une convention pluriannuelle pour les 3 années scolaires à venir.

Laurent et Benoît



Des animations pour les enfants du centre de loisirs de Domène proposées par le CPN Curieux de Nature (1/2)

 Parmi les activités extrascolaires du mercredi organisées par le centre de loisirs de Domène figurent des activités extérieures sur le thème Environnement. Le Secteur Enfance-Jeunesse (SEJ) a fait appel à notre CPN Curieux de Nature pour l’aider à conduire des animations sur ce thème à l’intention d’enfants âgés de 3 à 10 ans pour les mois de septembre et octobre 2024.

Pour préparer ces animations, de la documentation rédigée par la Fédération nationale des CPN (FCPN) a été prêtée aux animateurs du SEJ, et notamment deux numéros des Cahiers Techniques de la Gazette des Terriers : le n°128 La Nature avec les tout-petits (3-6 ans) et le n°156 sur le hérisson.

Le n°128 des Cahiers Techniques de La Gazette des Terriers (source : FCPN)

 
Pour cette période automnale, nous avons proposé diverses activités :

1. Découverte et protection du hérisson

Cette activité, qui s’est étalée sur deux mercredis (de 9h à 11h), était animée directement par le CPN. Voir l’article suivant sur notre blog (LIEN).

Un nérisson (dessin d’Amandine, 4 ans)


2. Activités sur le thème des arbres et des feuilles d’automne

* Mettre en œuvre un jeu de piste élaboré par le CPN sur le thème des arbres dans le Parc Reynier-Prat. Ce jeu a déjà été testé lors du Raout, le 1er septembre 2024. Le CPN fournit la documentation, les codes et les règles du jeu au SEJ, l’animation sur le terrain étant assurée par le SEJ.

* Recueil de feuilles d’automne en vue d’une création de Land Art (exemple : styliser un arbre à partir de feuilles d’automne et/ou de dessins de ces feuilles). Les enfants cueillent des feuilles d’automne d’arbres (par exemple, dans le Parc Reynier-Prat). Le CPN fournit une clé d’identification des arbres et le SEJ assure l’animation sur le terrain et pour la création de Land Art.

3. Découverte de la diversité des escargots et limaces

Dans le parc du château Dodo, le SEJ installe une « maison à escargots ». Le CPN a fourni une clé d’identification (issue du projet participatif QUBS) pour les escargots et limaces qui se réfugieront sous les planches.

4. Confection d’un mobile à partir de 4 modèles d’oiseaux à découper

Activité plutôt réservée en cas de mauvais temps. Le CPN fournit 4 modèles d’oiseaux proposés par la FCPN. Des découpages et des collages simples permettent ensuite de constituer un mobile. Le SEJ assure l’animation.

Et pour l’avenir ?

Au cas où le thème Environnement serait reconduit au printemps 2025 (ce qui correspond au souhait des animateurs du SEJ), d’autres thématiques pourraient être abordées en concertation entre le SEJ et notre CPN :
* les colonies d’hirondelles présentes à Domène et les actions menées pour les protéger ;
* la découverte de plantes sauvages dans les rues (identification et découverte des plantes et fleurs avec des loupes, jeu de piste avec des photos de plantes…) ;
* la mare pédagogique (située près de la résidence du Beaulieu) et la biodiversité typique de ce milieu ;
* etc.


Découvertes naturalistes au Bois de La Bâtie

 Nous nous sommes retrouvés à dix, ce samedi 28 septembre à 14h30. Pourtant le temps n’était pas très engageant et même franchement pluvieux. Et nous avons covoituré même les valeureux cyclistes qui ont dû renoncer à se rendre en vélo jusqu’au parking de l’Espace Naturel Sensible (ENS) du Bois de La Bâtie.

 Sous la pluie… un fusain, dont les fruits sont surnommés "bonnets d’évêque" en raison de leur forme

Nous nous sommes réfugiés sous le chapiteau situé près du verger de variétés anciennes de pommes et poires. Eric, sachant s’adapter aux conditions du moment, nous a proposé de faire une cueillette d’escargots et limaces et de fruits et feuilles d’automne pour les identifier ensuite à l’abri sous le chapiteau.

1. Limaces et escargots

 Malgré la pluie a priori favorable et les températures relativement clémentes, nous n’avons récolté qu’un seul escargot et quelques limaces.

Armés de la clé de détermination issue du projet QUBS et de compléments sur les escargots parus dans le journal La Hulotte n°97 (cliquer ici), nous avons pu les identifier.

Une bordure sombre et pas de rayures sur la coquille : un escargot des haies "00000"

Sortie Sauvages de ma Rue - 18 Septembre 2024 à Domène

Gentiana et Domène 2050, avec le soutien du CPN Curieux de Nature, ont organisé une sortie “Sauvages de ma Rue” le 18 septembre à Domène. Cette sortie a été animée par Louise de l’association botanique dauphinoise Gentiana. Domène 2050 est groupe relais auprès de Gentiana pour le programme de sciences participatives Sauvages de ma Rue.

Nous étions 11 personnes à nous retrouver devant la médiathèque Jules Verne au centre de Domène pour cette sortie botanique automnale.

Nous avons choisi un parcours assez court avec pour point de départ l’angle de la rue Amélie Fauveau et le chemin piétonnier qui longe la rive droite du Domeynon. Le retour s’est effectué par l’allée des tilleuls.

Équipés du livre Sauvages de ma rue et de quelques loupes, nous avons commencé à observer des plantes très discrètes aux quelles les passants ne prêtent pas attention : la renouée des oiseaux avec ses feuilles alternes et ses petites fleurs blanches, le pourpier maraîcher, l’euphorbe tachetée.  

Renouée des oiseaux

Euphorbe tachetée

Les euphorbes produisent un latex (suc blanc laiteux) quand on coupe leur tige. Attention, ce latex peut être irritant. Louise nous a montré comment distinguer différentes espèces d’euphorbe en observant leurs akènes à la loupe : poils répartis uniformément pour l’euphorbe tachetée...



Akène de l'euphorbe tachetée

Le Raout à Domène et le Forum des associations du Versoud : deux moments de rencontres essentiels pour notre CPN

 Le 1er septembre au Parc Reynier-Prat s’est déroulé le 7ème Raout Solidarité & Ecologie. Comme l’an passé, nous y avons tenu un stand pour faire connaître nos activités.

Notre stand au Raout (photo : Nathalie Hoc-Tarrajat)

(photo : Nathalie Hoc-Tarrajat)
Cette année, Charlotte et Eric ont également conçu et organisé un jeu de piste dans le parc. S’il n’y a pas eu beaucoup de participants inscrits, il a été très apprécié. Et nous l’avons ensuite proposé au centre de loisirs de Domène pour la mise en œuvre d’activités périscolaires.

Mais le Raout a été marqué cette année par un orage violent et une bourrasque soudaine en fin de journée. Tonnelles envolées, longue vue et documentation trempées et même notre Trésorière a été blessée, heureusement sans gravité ! Un grand merci à Benoît et Anne-Marie qui ont pu rapatrier en catastrophe les documents et les ont faits sécher dans leur garage.

Le 7 septembre, le Forum des associations du Versoud a eu lieu devant la mairie et sous les tilleuls de l’allée par une belle matinée ensoleillée. Le public était au rendez-vous et des jeux comme le Birdie Memory pour apprendre à reconnaître des chants d’oiseaux ou notre jeu d’observations sur les différences et ressemblances entre des salamandres photographiées au Versoud ont eu du succès.

Préparation du stand au Forum du Versoud (photo : Gérard Mollard)

Zoom sur notre stand (avant installation de la tonnelle) (photo : Benoît d'Halluin)
 

Au final, nous avons enregistré trois nouvelles adhésions (soit 7 nouveaux adhérents), plus une autre famille en attente, et une quinzaine de personnes sympathisantes nous ont laissé leurs coordonnées pour être informées de nos activités tout au long de l’année (et éventuellement adhérer)… 

Nous remercions vivement l’association Domène Vivre Ensemble organisatrice du Raout et la municipalité du Versoud qui nous ont permis de participer à ces deux manifestations, essentielles pour nous faire connaître. Merci aussi, bien sûr, à tous les adhérent(e)s qui se sont mobilisé(e)s pour animer ces manifestations.

Rappelons que, cette fois encore, la municipalité de Domène n’a pas accepté notre demande d’inscription au Forum des associations de Domène : tout en saluant l’animation que nous avons menée avec le Club Nature du collège La Moulinière, le maire de Domène souligne que seules associations dont l’activité est sollicitée par la ville peuvent être invitées à ce Forum… Nous ne pouvons que regretter cette décision.

Laurent