A la découverte des orchidées sur le Chemin du Naysord à Revel

 Ce 23 mai après-midi, nous étions 14 personnes de Domène et du Versoud, pour cette première sortie à la découverte des orchidées à Revel. Nous nous sommes retrouvés sur la place de l’église, sous la fraîcheur d’un magnifique tilleul. Notre balade a commencé en longeant la route départementale jusqu’à la route de la Bourgeat. Nous l’avons suivi pour rejoindre le chemin de Souveyroud. Jusqu’au Bois de l’Envers, le chemin oscille entre ombre et lumière, entre bois et prairie, entre chaleur et fraîcheur. La végétation évolue tout au long de ces différents biotopes.

Sur le bord du chemin, une première orchidée attire notre regard: l’Orchis pyramidal.

Orchis pyramidal ​(Anacamptis pyramidalis)



Les réponses aux photos mystères (16)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées en avril dans notre blog.

Photo 1 : Ces belles fleurs aux couleurs jaune et mauve correspondent au Mélampyre des bois (Melampyrum nemorosum), également appelé Mélampyre violacé. Comme l’indice le suggérait, en fait seules les fleurs sont jaunes, la couleur violette étant portée par des bractées, qui s’apparentent à des feuilles (cf. photo ci-dessous). Le Mélampyre des bois appartient à la famille des Orobanchacées (anciennement Scrofulariacées). C’est une plante hémi-parasite (ou semi-parasite), car le Mélampyre fixe une partie de ses racines sur des plantes-hôtes, afin de prélever la sève nourricière dont il a besoin, mais il est aussi capable de réaliser la photosynthèse avec ses feuilles pourvues de chlorophylle. On va le trouver dans des sous-bois clairs ou au bord de chemins forestiers. Les 2 photos ont été prises à l'ENS du Marais des Seiglières le 3 août 2025.

Mélampyre des bois (photo: Benoît D'Halluin)

Photo 2 : c’est la Scutigère véloce (Scutigera coleoptrata). On dirait un mille-pattes, mais la FCPN, dans sa fiche-famille n°119, la classe dans les "Cent-pattes" (ou Chilopodes), en opposition aux "Mille-pattes" (ou Diplopodes), qui ont tellement de pattes qu'il devient difficile de les compter. Les Cent-pattes, eux, possèdent une seule paire de pattes par segment de leur corps. "Vous pouvez rencontrer la Scutigère véloce dans divers milieux, notamment sur les murs d'habitations, à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle craint la lumière et sort la nuit pour chasser d'autres petits arthropodes qui vivent dans les maisons. Elle peut s'enfuir à une vitesse déconcertante ! [l’indice précisait bien qu’elle était rapide]. Elle peut perdre l'un de ses membres si vous tentez de la maintenir" (source : FCPN, fiche-famille n°119). Retrouvez aussi un portrait de la Scutigère dans le blog de Gilles Carcassès : https://natureyvelines.wordpress.com/2020/06/01/la-scutigere/
 

Scutigère véloce (photo : Gilles Carcassès)

Photo 3 : Encore une espèce d’insecte invasive (comme celle présentée dans le n°15). Voici la Punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis). Comme le souligne Gilles Carcassès dans son blog, "c’est une frileuse qui cherche à rentrer dans les maisons pour passer l’hiver" (en effet, je l’ai photographiée un matin de novembre 2025, en ouvrant les volets). "Elle est d’origine américaine et se nourrit sur les cônes des pins en les piquant avec son rostre. On reconnaît cette punaise de la famille des Coreidae à ses pattes postérieures aux fémurs dentés et aux tibias élargis ainsi qu’aux zigzags blancs en travers de ses hémélytres brun rouge" (https://natureyvelines.wordpress.com/2020/09/28/la-punaise-americaine-du-pin/).

Punaise américaine du pin (photo : Gilles Carcassès)


Au fait, cela va faire trois ans que cette rubrique existe sur notre blog. Eh oui, le premier numéro des photos mystères et insolites date de juin 2023. Et nous en sommes au n°17. Au total, ce sont 68 rubriques qui vous ont été proposées. A votre avis, quelles sont les familles qui ont été le plus proposées : des oiseaux ? des plantes ? des mammifères ?... Réponse ci-dessous à la fin de cet article.

A bientôt pour un nouvel article de photos mystères et insolites,

Laurent

Bilan de ces 68 rubriques : plantes (21 espèces), insectes (18), oiseaux (17), mammifères (5), autres (7). Il n’y a donc pas besoin d’être un spécialiste dans un domaine pour participer à ce jeu. Il suffit de s’intéresser à la nature…

Nouvelles photos mystères ou insolites (17)

 Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : Quelle est cette plante ?

photo : Benoît d’Halluin, Revel, avril 2026


Photo 2 : Quelle est cette plante ? Un indice : elle appartient à la même famille que la précédente 
photo : Laurent Dobremez, Domène, mai 2026

 Photo 3 :  Quel est cet animal ? 

photo : Laurent Dobremez, Bois Français (sentier au bord de l’étang Chartreuse), 19 mai 2026

Enfin, une et même deux photos insolites : il s’agit d’un Crabier chevelu observé le 13 mai 2026 à l’étang de l’Espace Naturel Sensible du Bois de La Bâtie (Le Versoud/Saint-Ismier). Sur la deuxième photo où il penche la tête vers l’avant, on comprend mieux le qualificatif de "chevelu" avec ces longues plumes qui partent de la tête. Quant à l’appellation "Crabier", elle est trompeuse, car ce petit héron ne se nourrit pas de crabes mais d’insectes, de batraciens et de petits poissons. C’est un oiseau plutôt méditerranéen qui, en France, se reproduit en Camargue, mais quelques couples nichent aussi dans la Dombes (Ain). Il est sans doute ici de passage après son hivernage en Afrique. Il n’avait pas été observé chez nous depuis mai 2022... 

Crabier chevelu, ENS Bois de La Bâtie, 13 mai 2026 (photos : Laurent Dobremez)

 
A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com

 Laurent et Benoît

Découverte des arbres du Parc Reynier-Prat avec les résidents de la maison de Retraite

 En ce dernier jour du mois d'avril, le CPN Curieux de Nature et la Médiathèque George Sand de Domène ont organisé un parcours découverte des arbres du Parc Reynier-Prat à destination des résidents de la Maison de Retraite qui jouxte le parc.

A mon arrivée à l'accueil de la résidence, déjà 5 personnes attendaient patiemment le départ de la sortie. Aurélie et Marie de la Médiathèque, étaient arrivées avant moi. Alice et une de ses collègues de la Résidence ont fait le rappel pour convier quelques personnes supplémentaires.  Et c'est ainsi que nous nous sommes dirigés vers l'entrée du parc.

A l'ombre, sous le vent, une petite laine était la bienvenue. Juste avant le portail métallique, une première question: quel est ce grand arbre, que je vois depuis mon balcon ? C'est un Erable sycomore, ses feuilles sont disposées de manière opposée deux à deux sur le rameau, elles sont assez grandes avec le bord denté.

Après avoir passé le portail, nous voyons un arbre majestueux qui couvre une très grande surface: c'est l'Erable plane, avec de grandes feuilles dont le bout de chaque lobe se termine par une pointe. Ces 2 érables produisent des graines ailées qui, à l'automne, tournoient comme des "hélicoptères" en tombant au sol, ce sont des samares. On entends le chant des oiseaux, mais impossible de les voir.

Erable plane

A droite du portail, nous observons un instant deux Ifs avec de jolis troncs cannelés. Le bois d'if a été longtemps utilisé pour fabriquer des arcs très résistants.

Ifs communs

Nous passons sous les 3 Pins noirs d'Autriche et nous admirons les grands arbres du parc: les 2 Tilleuls et le Hêtre pourpre. Nous recherchons un endroit ensoleillé pour nous installer. Juste à côté de nous, un arbre singulier avec des branches qui retombent jusqu'au sol. Ce n'est pas un saule mais un Hêtre avec un port pleureur, reconnaissable avec ses feuilles entière à bord lisse, avec quelques poils discrets. Sur une petite branche, je montre la croissance en longueur de cette année, déjà plus de 40 cm en moins de deux mois pour ce petit rameau !

Jeune pousse du hêtre pleureur

Le Marronnier, avec ses fleurs visibles de loin, nous attire. 

Fleurs de marronnier 
De petites taches de couleur sont présentes sur chacune des fleurs, certaines sont jaunes, d'autres sont rouges. Ce changement de couleur du jaune au rouge indique aux insectes butineurs que la fleur n'a plus de nectar à offrir et ne mérite pas le détour. La fleur fécondée peut se développer sans être dérangée.
Abeille à la recherche de nectar

Nous nous approchons du Tulipier de Virginie, au pied des escaliers qui mènent à l'avenue de la gare. Ses fleurs jaune-vert se confondent avec les feuilles et l'on pourrait passer distraitement à côté sans les voir. Après les avoir remarquées, on les trouve magnifiques.

Fleur de Tulipier de Virginie

Nous nous arrêtons successivement devant les 2 sapins de Nordmann, les 2 ginkgo biloba, le chêne rouge d'Amérique, le frêne pleureur, le mûrier ....

Nous terminons par le Chêne pédonculé. On voit au sol de nombreux glands et toute une mini forêt de plantules de chêne. Aussitôt, je pense au merveilleux livre de Laurent Tillon "être un chêne, sous l'écorce de Quercus", qui raconte une rencontre entre un vieux chêne et un jeune adolescent, une histoire pleine d'aventures et qui entremêle tout les petits êtres de la forêt, à lire absolument.

Plantule de Chêne pédonculé

Pour conclure la fin du parcours, Marie nous lit trois charmants petits poèmes sur les arbres.

Parcours dans le Parc

Les 11 dépliants "Découverte de la nature au Parc Roger Reynier-Prat à Domène" que j'avais apportés ont tous été distribués.

Je remercie le personnel de la Résidence, le personnel de la Médiathèque et tous les participants pour leur attention et leur bonne humeur.

Benoît



Animation à la MEIJE au Versoud - Février 2026

 Nous sommes intervenus les 9, 10 et 11 février 2026 pour une animation le matin de 9h à 11h30 auprès d'enfants de 7 à 8 ans du centre de loisirs de la MEIJE au Versoud. 

Le thème des ces 3 séances était la découverte des passereaux présents dans notre environnement proche : jardin, balcon, parc...

Plusieurs ateliers ont été organisés: 

La reconnaissance visuelle des espèces proches de nous ainsi que l'identification d'un oiseau à partir de son chant,

Jeu Birdie Memory

Le nourrissage des oiseaux en hiver, avec la fabrication de boules de graisse par les enfants, et la réalisation de son support à partir de fil de fer de grillage,

 Un travail manuel concernait l'assemblage de nichoirs à mésanges, 

Une initiation à la peinture aquarelle à partir de photos d'oiseaux,

Des jeux éducatifs en rapport avec les sujets traités ont aussi été proposé aux participants.

Nous remercions les membres CPN animateurs de ces journées et le personnel de la MEIJE pour leur accueil 

Geneviève, Eric, Benoit, Gérard et Jules 

Sortie botanique au chemin du Roussillon 11 avril 2026

 Nous étions près de 20 personnes pour cette première sortie botanique organisée par Domène 2050 et le CPN Curieux de Nature au Versoud sur le chemin du Roussillon. Anne-Marie, Sylvie et Benoît ont animé cette sortie.


Une chaleur presque estivale nous a accompagnés. Les premières fleurs du printemps, primevères acaules, ficaires, violettes, cardamines hirsutes, n’étaient plus en fleurs et se fondaient dans la végétation.

Quelques lamiacées fleuries, bugles, lamiers pourpres et lierres terrestres attiraient quelques insectes.

Bugle

Les plantes de la famille des lamiacées sont caractérisées par une tige carrée, des feuilles opposées décussées, des fleurs à deux lèvres, et un ovaire divisé en quatre loges, renfermant chacune un ovule. La corolle bilabiée est formée de cinq pétales soudés. En tirant sur la corolle, on découvre le calice (l’ensemble des sépales) au fond duquel, à la loupe, on aperçoit quatre loges. Les fruits sont des tétrakènes.

Sylvie : Le lierre terrestre  dégage un léger parfum mentholé citronné. On l'utilisait autrefois pour aromatiser la bière et comme condiment grâce à cette saveur très marquée. On peut l'utiliser mais en petite quantité car la plante contient du pinocamphone qui confère une certaine toxicité à l’huile essentielle.

Lierre terrestre

Le chemin du Roussillon est tracé à flanc de coteau.  Le surplomb était tapissé de plantes où se mêlaient l’ail des ours en fleurs, des tiges volubiles de tamier, des violettes, du lierre… 

Benoît : Mais, qu’est ce que c’est que tous ces confettis par terre ? Forme ronde, avec une partie renflée au centre : c’est une graine ailée ! D’où viennent-elles ? De cet arbre très haut et très « déplumé » avec plein de petits bouquets et quelques toutes petites feuilles : c’est un orme qui fleurit très tôt et produit ces graines (des samares) et qui commence tout juste à sortir des tiges feuillées de ses bourgeons. Difficile d’identifier l’espèce à ce stade, il faudra revenir voir ses feuilles dans quelques semaines.

Fruit de l'orme: une samare

De jeunes érables poussaient le long du sentier.

Benoît : Comment reconnaître les différentes espèces d’érables qui poussent dans nos forêts ?

Trois espèces d’érables poussent tout le long de ce sentier. En plus grand nombre, ce sont les érables planes, reconnaissables par leurs feuilles avec des pointes aiguës à chaque extrémité. On voit aussi beaucoup d’érables champêtres avec des feuilles à lobes arrondis . Puis, vers le haut du chemin, on peut trouver quelques érables sycomores avec des lobes moins échancrés et avec des bords dentés.

Erable plane, érable champêtre, érable sycomore

Le fruit des érables est une disamare (deux samares accolées l’une à l’autre). Ce sont les petits «hélicoptères» de notre enfance qui tournoient en tombant de l’arbre.

Nous avons eu le bonheur de découvrir de nombreux sceaux de salomons en fleurs et quelques pieds d’hellébores fétides. Le sceau de salomon de la famille du muguet, les asparagacées, fait partie des plantes les plus toxiques de la flore ainsi que l'hellébore fétide.

Sceau de Salomon

Sylvie : Enfin nous avons trouvé beaucoup d’herbes à Robert (Géranium robertianum) de la famille des géraniacées. La plante est d'apparence velue, le limbe est profondément découpé et de contour triangulaire, les tiges sont rougeâtres et en automne ses feuilles deviennent rouge vermillon, c’est une adaptation de la plante pour se protéger de la déshydratation. On l’appelle aussi "bec de grue" à cause de ses fruits allongés (des capsules), ceux-ci explosent à maturité pour disséminer les graines. Les fleurs roses sont formées de 5 pétales, 5 sépales et 10 étamines. Quand on la frotte, elle dégage une forte odeur d’encre de chine.

Géranium Herbe à Robert

D’un coup le chemin débouche sur un espace ensoleillé où pousse une végétation de pleine lumière. Un cours d’eau longe une prairie. 

Tout le long courent de jeunes prêles. Quelques rares tiges fertiles sénescentes se laissent deviner dans l’herbe. La famille des prêles, les équisétacées, est apparue il y a près de 300 millions d’années, au carbonifère. Elle était alors riche de nombreux genres et espèces dont certaines mesuraient 30 m de haut. 

Prêle des champs

A la loupe, nous avons observé un rameau coupé de prêle des champs. Il présentait 4 pans comme une étoile à 4 branches. Le premier article plus long que la gaine venait confirmer sa détermination.

Anne-Marie, Sylvie, Benoît

Lien vers le rapport complet: Sortie botanique au chemin du Roussillon 11-04-2026.pdf