Nouvelles photos mystères ou insolites (19)

 Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : quelle est cette jolie fleur ?

photo : Benoit D’Halluin, Le Versoud, juin 2023

Photo 2 : quel est cet oiseau ? 

photo : Rachel Peillet, ENS Bois de La Bâtie, mai 2026

Photo 3 : en ces temps de canicule, nous vous proposons de prendre de la hauteur avec ce jeu du parc national des Ecrins. Le lagopède alpin est doué d'un mimétisme remarquable. Grâce aux mues saisonnières de son plumage, il se confond parfaitement avec son environnement. Ainsi, sept lagopèdes se trouvent dans ce pierrier. Saurez-vous les trouver ?

Un conseil : n'hésitez pas à zoomer sur la photo ! 

Lagopèdes alpins dans un pierrier (photo : Christophe Albert, parc national des Ecrins)

N.B. Nous dérogeons donc par rapport à la règle de localisation des photos (Domène, Le Versoud et environs) mais notez bien qu’il est possible d’observer des lagopèdes alpins dans le massif de Belledonne.

Enfin, une photo insolite car ce petit papillon, posé sur un miroir, est vu simultanément par-dessus et par-dessous.

Eudorée (Eudonia cf. mercurella) (photo : Benoit D’Halluin, Domène, août 2025)

 

Il pourrait s’agir de l’Eudorée de l’alisier (Eudonia mercurella), mais le genre Eudonia compte 27 espèces en Europe, dont certaines se ressemblent beaucoup, sans compter les variations individuelles au sein d’une même espèce… C’est un petit papillon de nuit (envergure 16 à 19 mm) dont la chenille se nourrit de mousses.

A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : 

cpncurieuxdenature@gmail.com

 Et passez un bel été !

Laurent, Benoit et Eric


Le CPN accueille un stagiaire

 

Difficile pour une petite association reposant exclusivement sur le bénévolat d’accueillir un stagiaire, même si l’objectif du stage cadre bien avec nos missions. Nous avons pourtant relevé le défi en raison du profil du stagiaire qui peinait à trouver une structure d’accueil.

Pour la première fois depuis sa création en janvier 2020, notre CPN a accueilli un stagiaire du 9 au 20 février 2026. Nous étions jusqu’alors très réticents car l’accueil d’un(e) stagiaire implique une disponibilité délicate à assumer quand les membres de l’association sont tous bénévoles. En outre, notre association n’est pas en mesure d’offrir un stage de longue durée ni une perspective d’embauche. Mais le profil et la motivation du stagiaire et l’objectif du stage nous ont décidés à donner une suite favorable. Jules Abel, domicilié au Versoud, est étudiant en BTSA Gestion et Protection de la Nature au Campus de Nancy-Pixérécourt.

Il recherchait un stage d’observation dans un organisme de protection de la nature, d’une durée de deux semaines. Il nous a contactés car il connaissait le CPN auquel il est adhérent (il avait notamment participé à un chantier de pose de filets pour la sauvegarde des amphibiens) et il n’avait pas eu de réponse favorable d’autres organismes qu’il avait sollicités.

Après consultation des membres du Conseil, qui ont notamment souligné l’adéquation du stage à nos propres objectifs, et après des échanges avec Jules, Eric a accepté d’être le tuteur officiel du stage, co-encadré par Eric, Benoit et Laurent. Nous avons ainsi élaboré un programme d’activités et un planning pour les deux semaines (LIEN).

Au travers de ce programme, nous avons voulu :

* proposer à Jules d’élaborer un document qui pourrait figurer dans son CV et qui a constitué un fil rouge sur la durée du stage : l’analyse des données recueillies à l’échelle locale (communes de Domène et du Versoud) lors des comptages hivernaux des oiseaux des jardins a été le support de l’étude (LIEN étude). Nous avons également proposé à Jules de communiquer sur cette étude en co-rédigeant un article dans notre blog (LIEN article).

* lui faire découvrir différentes facettes de nos activités :

Découverte et connaissance de la nature

- sortie à l’espace naturel sensible du Bois de La Bâtie et saisie des observations (une trentaine) sur la base faune-aura.org : canard siffleur, canards chipeaux, sarcelles d'hiver, grèbe castagneux, martins-pêcheurs,... et même une oie à tête barrée en compagnie de deux cygnes ; 

Oie à tête barrée, étang Belledonne (photo : Laurent Dobremez)

- diffusion de connaissances sur la nature : c’est l’objet de l’étude citée plus haut sur les oiseaux des jardins ;

- pose d'un piège photo dans un jardin : un blaireau, un renard et un pic vert enregistrés (photos et vidéos) lors des 3 jours et 2 nuits de l'installation.



Protection de la nature 

- participation aux rondes de l’opération sauvetage des amphibiens  (LIEN article).  

- réfléchir à un projet d’implantation d’une haie.

Animation auprès des jeunes

Durant 3 matinées, Jules a participé, avec 3 autres membres du CPN, à des animations auprès d'enfants de 7 et 8 ans sur le thème des oiseaux, au centre de loisirs de la MEIJE au Versoud. Fabrication de boules de graisses, assemblage de nichoirs, initiation à la reconnaissance du chant des oiseaux, aquarelle : voir article publié sur notre blog (LIEN article).

Atelier nichoirs
Atelier aquarelle sur les oiseaux

* l'aider à comprendre le fonctionnement de notre association CPN Curieux de Nature en prenant connaissance des statuts, des comptes rendus du Conseil (année 2025) et des articles parus sur le blog en 2025 et en échangeant avec des bénévoles du CPN.


A l’issue du stage, Jules nous a fait part de son évaluation du stage. Il a particulièrement apprécié de "voir un peu de tout" et que chaque activité soit encadrée par un membre du CPN. De notre côté, nous avons beaucoup apprécié l'ouverture d'esprit et la motivation de Jules. Nous remercions Laurent Darmon pour la mise à disposition d'un bureau et nous sommes heureux d’avoir réussi à assurer un encadrement sérieux. Ce stage a été aussi une opportunité pour valoriser des données locales collectées dans le cadre du programme national de sciences participatives de l’Observatoire des oiseaux des jardins. Cette étude ainsi que l’article publié dans notre blog auront permis d’étoffer un peu le CV de Jules, d’autant que l’école n’imposait pas la rédaction d’un rapport de stage.

Laurent et Benoit

Nouvelles photos mystères ou insolites (18)

 Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Pour cet article, nous avons choisi de cibler les photos sur des bestioles communes mais un peu méconnues, les bourdons.

Commençons par lever une ambigüité : les bourdons ne sont pas les mâles des abeilles domestiques, qui s’appellent, eux, des "faux-bourdons". S’ils appartiennent à la même famille que les abeilles, les bourdons forment une sous-famille spécifique (les Bombinae) et on peut donc trouver des bourdons mâles et des bourdons femelles. En France, on compte 45 espèces de bourdons.

Un observatoire des bourdons a été créé en 2008 par le groupe associatif Estuaire et le Muséum National d’Histoire Naturelle et il est aujourd’hui porté également par l’Office Français de la Biodiversité (LIEN observatoire_bourdons). Cet observatoire a élaboré une fiche de comptage qui permet d’identifier un bon nombre de types de bourdons (au sein d’un même type, certaines espèces sont très difficiles à distinguer).

Nous reproduisons ci-dessous cette fiche. Vous pouvez ainsi l’utiliser pour reconnaître les bourdons des 3 photos suivantes.

Observatoire des bourdons : fiche de comptage

 N.B. Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez aussi utiliser la clé de pré-identification de terrain des bourdons d’Ile-de-France qui permet de différencier 23 espèces de bourdons (LIEN Clé_IdF).

Les réponses aux photos mystères (17)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées en mai dans notre blog.

Photo 1 : évidemment, cette photo de fleur vue de profil ne facilitait pas la tâche pour reconnaître cette plante…

Mais, même vue de profil, cette fleur présente les caractères distinctifs d’une orchidée : trois sépales verts, trois pétales dont deux très courts dressés vers l’avant et un pétale spécial appelé labelle dont l’extrémité du lobe central se divise en deux (on dit qu’il est "bifide").
Vue de face, cette fleur évoque bien une sorte de mouche sombre, d’où son nom : l’ophrys mouche (Ophrys insectifera) avec ses deux petites "antennes" (les deux pétales très courts).

Ophrys mouche, Revel, mai 2026 (photos : Benoit D’Halluin)


Si la forme générale évoque pour nous une mouche, c’est sans doute surtout sa capacité à dégager des phéromones qui attire un insecte : elle émet en effet une odeur qui ressemble à celle d’une guêpe femelle du genre Argogorytes et qui attire le mâle de cette espèce (qui ne ressemble pas vraiment à une mouche : voir le LIEN Natura mediterraneo). Il cherche alors à s’accoupler et transporte ainsi le pollen de fleur en fleur.
D’une taille de 20 à 50 cm, on trouve cette plante surtout sur sols calcaires, dans des pelouses ensoleillées ou des bois clairs. Elle fleurit de mai à juin selon l’altitude.

A la découverte des orchidées sur le Chemin du Naysord à Revel

 Ce 23 mai après-midi, nous étions 14 personnes de Domène et du Versoud, pour cette première sortie à la découverte des orchidées à Revel. Nous nous sommes retrouvés sur la place de l’église, sous la fraîcheur d’un magnifique tilleul. Notre balade a commencé en longeant la route départementale jusqu’à la route de la Bourgeat. Nous l’avons suivie pour rejoindre le chemin de Souveyroud. Jusqu’au Bois de l’Envers, le chemin oscille entre ombre et lumière, entre bois et prairie, entre chaleur et fraîcheur. La végétation évolue tout au long de ces différents biotopes.

Sur le bord du chemin, une première orchidée attire notre regard: l’Orchis pyramidal.

Orchis pyramidal ​(Anacamptis pyramidalis)



Les réponses aux photos mystères (16)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées en avril dans notre blog.

Photo 1 : Ces belles fleurs aux couleurs jaune et mauve correspondent au Mélampyre des bois (Melampyrum nemorosum), également appelé Mélampyre violacé. Comme l’indice le suggérait, en fait seules les fleurs sont jaunes, la couleur violette étant portée par des bractées, qui s’apparentent à des feuilles (cf. photo ci-dessous). Le Mélampyre des bois appartient à la famille des Orobanchacées (anciennement Scrofulariacées). C’est une plante hémi-parasite (ou semi-parasite), car le Mélampyre fixe une partie de ses racines sur des plantes-hôtes, afin de prélever la sève nourricière dont il a besoin, mais il est aussi capable de réaliser la photosynthèse avec ses feuilles pourvues de chlorophylle. On va le trouver dans des sous-bois clairs ou au bord de chemins forestiers. Les 2 photos ont été prises à l'ENS du Marais des Seiglières le 3 août 2025.

Mélampyre des bois (photo: Benoît D'Halluin)

Photo 2 : c’est la Scutigère véloce (Scutigera coleoptrata). On dirait un mille-pattes, mais la FCPN, dans sa fiche-famille n°119, la classe dans les "Cent-pattes" (ou Chilopodes), en opposition aux "Mille-pattes" (ou Diplopodes), qui ont tellement de pattes qu'il devient difficile de les compter. Les Cent-pattes, eux, possèdent une seule paire de pattes par segment de leur corps. "Vous pouvez rencontrer la Scutigère véloce dans divers milieux, notamment sur les murs d'habitations, à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle craint la lumière et sort la nuit pour chasser d'autres petits arthropodes qui vivent dans les maisons. Elle peut s'enfuir à une vitesse déconcertante ! [l’indice précisait bien qu’elle était rapide]. Elle peut perdre l'un de ses membres si vous tentez de la maintenir" (source : FCPN, fiche-famille n°119). Retrouvez aussi un portrait de la Scutigère dans le blog de Gilles Carcassès : https://natureyvelines.wordpress.com/2020/06/01/la-scutigere/
 

Scutigère véloce (photo : Gilles Carcassès)

Photo 3 : Encore une espèce d’insecte invasive (comme celle présentée dans le n°15). Voici la Punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis). Comme le souligne Gilles Carcassès dans son blog, "c’est une frileuse qui cherche à rentrer dans les maisons pour passer l’hiver" (en effet, je l’ai photographiée un matin de novembre 2025, en ouvrant les volets). "Elle est d’origine américaine et se nourrit sur les cônes des pins en les piquant avec son rostre. On reconnaît cette punaise de la famille des Coreidae à ses pattes postérieures aux fémurs dentés et aux tibias élargis ainsi qu’aux zigzags blancs en travers de ses hémélytres brun rouge" (https://natureyvelines.wordpress.com/2020/09/28/la-punaise-americaine-du-pin/).

Punaise américaine du pin (photo : Gilles Carcassès)


Au fait, cela va faire trois ans que cette rubrique existe sur notre blog. Eh oui, le premier numéro des photos mystères et insolites date de juin 2023. Et nous en sommes au n°17. Au total, ce sont 68 rubriques qui vous ont été proposées. A votre avis, quelles sont les familles qui ont été le plus proposées : des oiseaux ? des plantes ? des mammifères ?... Réponse ci-dessous à la fin de cet article.

A bientôt pour un nouvel article de photos mystères et insolites,

Laurent

Bilan de ces 68 rubriques : plantes (21 espèces), insectes (18), oiseaux (17), mammifères (5), autres (7). Il n’y a donc pas besoin d’être un spécialiste dans un domaine pour participer à ce jeu. Il suffit de s’intéresser à la nature…

Nouvelles photos mystères ou insolites (17)

 Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : Quelle est cette plante ?

photo : Benoît d’Halluin, Revel, avril 2026


Photo 2 : Quelle est cette plante ? Un indice : elle appartient à la même famille que la précédente 
photo : Laurent Dobremez, Domène, mai 2026

 Photo 3 :  Quel est cet animal ? 

photo : Laurent Dobremez, Bois Français (sentier au bord de l’étang Chartreuse), 19 mai 2026

Enfin, une et même deux photos insolites : il s’agit d’un Crabier chevelu observé le 13 mai 2026 à l’étang de l’Espace Naturel Sensible du Bois de La Bâtie (Le Versoud/Saint-Ismier). Sur la deuxième photo où il penche la tête vers l’avant, on comprend mieux le qualificatif de "chevelu" avec ces longues plumes qui partent de la tête. Quant à l’appellation "Crabier", elle est trompeuse, car ce petit héron ne se nourrit pas de crabes mais d’insectes, de batraciens et de petits poissons. C’est un oiseau plutôt méditerranéen qui, en France, se reproduit en Camargue, mais quelques couples nichent aussi dans la Dombes (Ain). Il est sans doute ici de passage après son hivernage en Afrique. Il n’avait pas été observé chez nous depuis mai 2022... 

Crabier chevelu, ENS Bois de La Bâtie, 13 mai 2026 (photos : Laurent Dobremez)

 
A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com

 Laurent et Benoît