Les réponses aux photos mystères (19)

Voici les réponses aux photos mystères publiées fin juin dans notre blog.

Photo 1 : Cette fleur est une fleur de Lin reconnaissable à la couleur bleu vif de ses 5 pétales. Bravo à Danielle qui a reconnu cette plante ! Le lin est cultivé pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses, notamment en Normandie et dans les Hauts-de-France.

Lin, Tour d’Etapes, Le Versoud, juin 2023 (photo : Benoit D’Halluin)

Vous me direz : du Lin, oui, mais quelle espèce ? Eh bien, ça se complique… Si on en croit Pl@ntNet, ce serait le Lin vivace (Linum perenne) à 58% de probabilité. Selon la base de données Flora Data de Tela Botanica, un relevé de Lin vivace a d’ailleurs été fait en 2019 au Versoud (au Bois Français). Mais il me semble qu’on ne peut pas exclure une forme subspontanée de Lin cultivé (Linum usitatissimum) voire le Lin d’Autriche (Linum austriacum)… Il aurait fallu, pour une détermination plus sûre, avoir les fruits en main : des capsules renfermant des graines parfois pourvues d’un petit bec (cas du Lin cultivé) avec présence ou non de parois à l’intérieur de la capsule. 

Lin, Tour d’Etapes, Le Versoud, juin 2023 (photo : Benoit D’Halluin)

Quoiqu’il en soit, c’est une bien jolie fleur. Malheureusement, cette fleur ne dure pas longtemps, à peine une journée… C’est une plante qui apprécie la lumière et les terrains calcaires, ce qui est bien le cas ici sur le coteau qui conduit à la Tour d’Etapes.

Photo 2 : Ce petit oiseau rondelet, assez haut sur pattes et au bec fin rappelle un Rougegorge, mais il n’a pas de plastron orange… Mais, oui, c’est bien un Rougegorge familier… juvénile car le jeune Rougegorge n’acquiert ce plastron orange qu’après la mue. Bravo à l’un(e) de nos lecteurs pour sa perspicacité !

Rougegorge familier juvénile, ENS Bois de La Bâtie, mai 2026 (photo : Rachel Peillet)

Comme le précise Paul Géroudet : « Après leur sortie [du nid en mai-juin], les deux parents continueront à nourrir [les jeunes] pendant deux à trois semaines, puis ils s’éparpilleront et l’on ne verra que rarement leur plumage tacheté, encore sans plastron. […] Juillet et août se passent dans les couverts épais ; on ne voit plus les Rougegorges, mais à notre passage des tic tic tic claquent dans les fourrés. La mue fait son œuvre : en septembre le plastron orangé décore la poitrine des jeunes, en même temps qu’ils commencent à chanter et à revendiquer un domaine ». (N.B. Les dates sont à moduler selon les régions et selon qu’il y a une, deux voire trois pontes dans la saison…).

Sous son apparence sympathique et familière (il n’hésite pas à s’approcher des humains qui travaillent au jardin), le Rougegorge reste un oiseau souvent solitaire et au comportement territorial très marqué, n’hésitant pas à être agressif vis-à-vis d’un concurrent éventuel.
Quel est son habitat ? « Le Rougegorge aime la végétation basse et touffue, fraîche et ombragée. |…] Il ne s’élève dans les arbres que pour chanter ; d’habitude il ne se perche que sur les rameaux les plus bas, car il cherche sa nourriture à terre » (Géroudet). En hiver, il quitte ses bois pour se rapprocher des habitations et des cours d’eau.

C’est un migrateur partiel, plutôt sédentaire dans notre territoire, qui accueille cependant à l’automne des oiseaux venus d’Europe du nord. Anecdote personnelle : j’ai ainsi trouvé dans un jardin à Domène, le 20 octobre 2007, un Rougegorge (blessé à mort par un chat) qui avait été bagué un an auparavant sur l’île de Christiansø (Danemark) (distance : 1 300 km).

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Rougegorge :
 https://www.oiseaux.net/oiseaux/rougegorge.familier.html

https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/rougegorge-familier 

Géroudet P., 1974. Les passereaux d’Europe, tome II, éditions Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, pages 170-178 (il existe des rééditions plus récentes).

Journal La Hulotte, n°103 (2015), pages 2-26.

Photo 3

Sept Lagopèdes alpins dans un pierrier (photo : Christophe Albert, parc national des Ecrins, 2011)

Ce jeu de repérage des Lagopèdes alpins dans un pierrier, proposé par le parc national alpin, ne semble pas avoir eu beaucoup de succès car nous n’avons eu aucun retour… Il est vrai qu’il était difficile tant le mimétisme de ces oiseaux avec leur environnement est remarquable (et sans doute aussi que la résolution de la photo sur le blog n’était pas d’une qualité géniale).

Voici la solution !

C’était difficile, certes. Mais il n'est sans doute pas facile non plus de repérer un Lagopède alpin en hiver sur la neige quand il a mué et revêtu sa parure blanche…

A bientôt pour un nouvel article de photos mystères et insolites,

Laurent



Les réponses aux photos mystères (18)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées en juin dans notre blog.

Bon, alors, ces bourdons… 

On les voit souvent, mais ce n’est pas si simple de les reconnaître. Deux d’entre eux ont été identifiés mais pas celui de la photo 3, malgré les outils mis à disposition (fiche de l’observatoire des bourdons, clé de détermination des bourdons pour l’Ile-de-France).


Fiche de l’Observatoire des bourdons

Reprenons dans l’ordre avec la photo 1. Pour décrire un bourdon, il est nécessaire de savoir distinguer la tête, le thorax (où sont implantées les deux paires d’ailes et les trois paires de pattes) et l’abdomen.



Ici, nous avons deux rayures jaunes et le bout de l’abdomen ("le cul") qui est blanc. La première rayure jaune est située sur le thorax, à l’avant (collare) et la deuxième rayure est bien délimitée sur l’abdomen. La fiche de l’observatoire des bourdons et la clé de détermination conduisent rapidement à l’identification : c’est un Bourdon terrestre (Bombus terrestris). En toute rigueur, il faudrait dire un Bourdon "du groupe terrestris" car la clé de l’Ile-de-France montre que 4 espèces sont rangées dans ce groupe (on ne peut pas les distinguer sur le terrain, car leurs différences sont subtiles).

D’où la légende de la photo ci-dessus :
Bourdon du groupe terrestris, Domène, avril 2017 (photo : Benoit D’Halluin)

Photo 2 : ça se complique un peu, mais la photo de Benoit est très belle !…



Tout le thorax est jaune-orangé et il y a du jaune aussi à l’avant de l’abdomen. On remarque aussi que le pelage est ébourrifé ("mal peigné") et la transition est progressive entre le dessus du thorax (nettement jaune-orangé) et la face inférieure du thorax (jaune clair, voire crème). Ces caractéristiques permettent d’identifier le Bourdon des champs (Bombus pascuorum) : voir notamment la photo commentée dans Les carnets nature de Jessicahttps://jessica-joachim.com/insectes/hymenopteres/apidae/bourdon-des-champs-bombus-pascuorum/

D’où la légende de la photo :
Bourdon des champs (Bombus pascuorum), Domène, avril 2021 (photo : Benoit D’Halluin)
 
N.B. Ne pas confondre avec le Bombus campestris, encore appelé Bourdon-coucou des champs (ou Psithyre des champs), qui a des mœurs particulières : c’est un insecte parasite. La femelle entre dans le nid du Bourdon des champs (B. pascuorum) pour y pondre ses œufs laissant cette colonie nourrir ses larves (d’où son nom de Bourdon-coucou, par analogie avec le Coucou gris).


Photo 3 : au niveau de l’abdomen, le cul est orangé (considéré comme rouge dans la clé Ile-de-France). On note aussi une bande jaune à l’avant du thorax et une rayure jaune à l’abdomen. Ces caractéristiques conduisent au Bourdon des prés (Bombus pratorum). Le bourdon des prés butine surtout les rosacées, ici des framboisiers.

Bourdon des prés (Bombus pratorum), Domène, mai 2026 (photo : Laurent Dobremez)

Sur la photo ci-dessous, il butine une fleur de bourrache officinale et on voit nettement la boulette de pollen accrochée à ses pattes, comme le font aussi les abeilles.

Bourdon des prés (Bombus pratorum), Domène, avril 2020 (photo : Benoit D’Halluin)


Entrons un peu dans l’intimité de ces bestioles que l’on croise souvent mais qui restent méconnues.

Tout comme les abeilles, les bourdons sont des insectes sociaux qui vivent en colonies. La taille de ces colonies varie selon la saison et selon l’espèce : au maximum de 60 à 150 individus pour le Bourdon des champs et le Bourdon des prés jusqu’à près de 500 pour le Bourdon terrestre (plusieurs dizaines de milliers pour l’abeille domestique). Cependant, quelques espèces sont parasites et ne forment pas de colonies (Psithyres ou Bourdons-coucous que nous avons évoqués ci-dessus).

Pour les trois espèces que nous avons présentées, le cycle est sensiblement le même : seules les jeunes reines fécondées par les mâles à la fin de l’été passent l’hiver à l’état adulte, le reste de la colonie meurt. Au printemps, la jeune reine sort de son abri et va construire un nid, le plus souvent dans une cavité au niveau du sol, mais ce peut être aussi sous un tas de bois, dans des arbres creux, dans des nids d’oiseaux abandonnés voire dans des nichoirs artificiels (cas du Bourdon des prés). On peut trouver dans ce nid une cellule remplie de pollen avec 5 à 15 œufs pondus par la jeune reine et une autre cellule de réserve remplie de miel. Après éclosion, les larves se nourrissent du pollen et du miel apporté par la reine. Elles donneront des ouvrières (femelles stériles) qui seront chargées à leur tour de butiner. Dans l’été, la reine va pondre des œufs non fécondés qui donneront des mâles tandis que les futures reines seront issues d’œufs fécondés.

Les bourdons se nourrissent de nectar et récoltent du pollen pour nourrir leurs larves. Donc les bourdons peuvent produire du miel (nectar régurgité), mais ils n’en stockent pas (les colonies ne passent pas l’hiver).

Ils sont considérés comme de grands pollinisateurs, pouvant féconder de nombreuses fleurs. Leur fourrure isolante leur permet de butiner même par temps froid (dès 5°C, alors qu’il faut environ 15°C minimum pour les abeilles) ou pluvieux. Le Bourdon des prés, qui possède une trompe courte, préfère les plantes dont les inflorescences sont facilement accessibles et féconde notamment les fleurs de pommiers, cerisiers, framboisiers, ronces… Pour certaines fleurs avec des calices ou des corolles en forme de long tube (comme le trèfle, la sauge officinale,…), le Bourdon terrestre peut perforer la base de la corolle ou du calice et passer sa trompe par ce trou pour atteindre le nectar sans assurer la pollinisation.

Le bourdon peut-il piquer ? Oui, les femelles (ouvrières, reines) possèdent un dard avec un aiguillon lisse comme celui des guêpes, mais elles ne sont pas agressives (piqûres par autodéfense ou si on dérange leur nid).

Voilà quelques informations sur ces insectes, qui vous viendront peut-être à l’esprit lorsque vous verrez un bourdon zonzonner de fleur en fleur…

A bientôt pour un nouvel article de photos mystères et insolites,

Laurent

Animations en maternelles (2/2) : les hirondelles

 Le rôle de l’école Gustave Rivet, qui hébergeait en 2025 un quart des nids occupés par des couples d’hirondelles de fenêtre de Domène, a été souligné. Nous avons ensuite expliqué les grands traits du comportement des hirondelles (régime alimentaire, oiseau sociable et migrateur, mode de fabrication des nids) et évoqué quelques actions entreprises au plan local (bac à boue installé derrière l’école, fabrication de nichoirs artificiels que les enfants ont pu manipuler).

Les animations sur les hirondelles se sont déroulées les 11 et 12 juin 2026. On trouvera des informations plus détaillées en cliquant sur ce LIEN (fichier: animation_maternelles_hirondelles.pdf)

Quelques moments relatant ces six animations sur les hirondelles auprès des enfants de maternelle (moyenne et grande sections).

L’hirondelle de fenêtre a une tache blanche au bas du dos
L’hirondelle, les enfants la connaissent car ils l’ont vue dans la cour de l’école. Et ils ont très vite su comment on reconnaît une hirondelle de fenêtre, avec son croupion blanc qui fait penser à une petite fenêtre blanche sur son dos.

Mais que peut bien manger une hirondelle ? Si la plupart des enfants savent qu’elles mangent des mouches et des moustiques, d’autres aliments ont aussi la cote : des graines, des vers de terre….

L’hirondelle, un oiseau qui vit « en colonies » et qui « migre »… Cela mérite quelques explications ! (ou des périphrases)…

Migration des hirondelles
Environ 4 000 km entre Domène et le lieu d’hivernage ! Au printemps, l’hirondelle revient d’Afrique et retourne là où elle est née. Mais comment fait-elle pour s’orienter ? L’hirondelle migre de jour et peut s’orienter grâce à des repères visuels, mais elle se repère aussi probablement par rapport aux lignes du champ magnétique terrestre. Là encore, pas facile d’expliquer simplement cette notion. Heureusement, nous avions Benoit…

Nids construits sous les toits de l’école maternelle
Pour les nids, la confection de boulettes de boue en mélangeant de la terre argileuse avec leur salive : pas très ragoutant pour certains… Mais les nids naturels se dégradent au cours du temps (cf. nid de droite sur la photo).

Bac à boue
On estime qu’il faut 2 000 à 2 600 boulettes de boue pour construire un nid d’hirondelle. Et où trouver de la boue dans le centre ville de Domène ? Il faut faire des allers et retours jusque vers les berges de l’Isère. Au bout du compte, c’est épuisant ! D’où l’idée, empruntée à des expériences réussies en Belgique et dans le nord de la France, d’installer un bac à boue (plus d'infos sur l'installation du bac à boue à Domène: LIEN vers l'article de notre blog consacré à ce sujet). Une enseignante nous a fait part d’une tentative de construction d’un nid, ce printemps : les hirondelles projetaient de la boue sur la fenêtre en-dessous… Peut-être ont-elles utilisé le bac à boue mis à leur disposition juste derrière l’école ? Mais la construction du nid n’a pas été menée à son terme…

Différentes étapes de la fabrication de nichoirs artificiels pour les hirondelles de fenêtre
Nous avons aussi montré aux enfants comment fabriquer des nichoirs artificiels adaptés aux hirondelles de fenêtre. Les enfants ont pu manipuler ces nichoirs. Des nichoirs artificiels ont été fabriqués et installés à différents endroits dans le quartier avec des résultats inégaux (échecs ou nids squattés par des moineaux domestiques, mais aussi 11 nichoirs effectivement occupés en 2026 par des hirondelles de fenêtre).

Hirondelles sur des moignons de nids
Nous avons eu la chance de pouvoir profiter du beau temps pour sortir dans la cour de l’école et les enfants ont pu voir des hirondelles en vol, venant parfois se poser sur des « moignons » de nids. Ces nids, utilisés l’an passé, étaient désormais bien dégradés. Peut-être sont-ils en cours de reconstruction, ce qui expliquerait le manège des hirondelles ? Ou bien recherchent-elles quelques insectes ou araignées dodues ? Ou, plus simplement, ces nids dégradés leur servent de reposoir…

A l’issue des animations auprès de tous les enfants d’une classe, nous avons remis une affichette à chaque classe et à la Directrice, soulignant ainsi l’importance de protéger les hirondelles et le rôle de l’école dans cette protection.


Le retour des enseignantes a été très positif. Un souhait a notamment été émis pour une éventuelle prochaine fois : faire une séance un peu plus poussée pour les enfants des grandes sections afin qu’il y ait un vrai engagement de leur part pour les hirondelles. Une adaptation du carnet de suivi que nous avons élaboré et remis aux enseignantes pourrait être une bonne base pour répondre à ce souhait.

Nous remercions vivement l’ensemble des enseignantes et des ATSEM pour leur accueil et leur disponibilité ! Et aussi, bien sûr, les enfants pour leur écoute attentive et leur participation active !

Benoit, Brigitte, Laurent et Nicole

Photos : Benoit D’Halluin

Animations en maternelles (1/2) : l’oiseau et son aptitude au vol

 Cette animation auprès d’enfants de maternelles était une première pour notre CPN. Bien difficile de rendre compte de cette animation, surtout quand on est directement impliqué. Alors, plutôt qu’un compte rendu chronologique, nous vous proposons un rendu sous forme de photos commentées. Pour plus de détails sur cette animation, rendez vous sur les liens qui sont indiqués.

Le CPN a déjà réalisé des animations auprès de collégiens (Club Nature, CLAS) ou auprès d’enfants du primaire (6 à 11 ans) dans le cadre des activités périscolaires en liaison avec les centres de loisirs de Domène ou du Versoud. Mais jamais encore auprès d’enfants de classes maternelles. Cette animation n’a pas été décidée sur un claquement de doigts : elle est le fruit d’un cheminement et d’un partenariat qui s’est construit petit à petit (si vous voulez en savoir plus sur la construction de ce partenariat, cliquez sur ce LIEN (fichier: animation_maternelles_partenariat.pdf)

Les dix animations sur le thème de l’oiseau se sont déroulées du 2 au 5 juin 2026. On trouvera des informations plus détaillées sur le déroulement de ces animations en cliquant sur ce LIEN (fichier: animation_maternelles_oiseaux.pdf)


Quelques moments relatant ces 10 animations auprès des enfants de maternelle sur le thème l’oiseau et son aptitude au vol.

A la question Connaissez-vous d’autres animaux [que les oiseaux] qui volent ?, les enfants répondent généralement le papillon, la mouche, le moustique, la chauve-souris (oui, ce n’est pas un oiseau)… Un enfant a fini par dire, d’une petite voix : un dragon. Eh oui, je n’y avais pas pensé. Et pourtant j’avais connu Fafnir, dessiné par Peyo, dans ma jeunesse…

Fafnir, « le schtroumpf qui schtroumpfe du schtroumpf », dans Le Pays maudit, bande dessinée de Peyo (parue dans le journal Spirou en 1961 et éditée en album en 1964) (source : https://www.bullesenboite.com/fariboles-schtroumpfs/46-dragon-fafnir.html)

Parmi les oiseaux au vol étonnant, nous avons présenté le martinet noir, nicheur à Domène, qui vole très, très vite et qui dort la nuit dans le ciel au-dessus des nuages.

Martinet noir (photo : Guy Bourderionnet)

Le colibri, un oiseau qui ne pèse guère plus qu’une ou deux balles de ping-pong. Pour aspirer le jus sucré (nectar) au fond de la fleur, il ne peut pas se poser dessus… Alors, il vole en faisant du sur-place et bat des ailes tellement vite que leur mouvement apparaît flou.

Colibri (photo : Eric Penet)

L’autruche, un oiseau… qui ne vole pas, mais qui court très vite et gare à ses coups de patte !

Autruche (photo : Catherine et Bernard Lanneluc / www.oiseaux.net )

Un oiseau, ça a des plumes

Les enfants ont pu toucher des plumes. Des plumes de duvet qui isolent et tiennent chaud et d’autres plumes, plus rigides, pour le vol (plumes des ailes et de la queue). Les plumes de duvet collent aux doigts : mais comment expliquer simplement aux enfants la notion d’électricité statique ? Heureusement, nous avions notre joker, en la personne de Benoit.

Une petite expérience sur les plumes : avec une pipette, nous avons observé des gouttes d’eau perlant à la surface de la plume d’un cygne : les plumes sont imperméables, c’est pratique pour un canard ou un cygne nageant, voire plongeant, dans l’eau.

Expérience avec des gouttes d’eau

Le jeu « à qui sont ces plumes ? » a bien mobilisé les enfants.


Et, pour finir, une histoire :

Pour les petits, Brigitte, conteuse hors pair, raconte l’histoire de Bonhomme et le fil rouge de Anne-Gaëlle Balpeet Eve Tharlet (Minedition, 2014) : les enfants sont « scotchés », très attentifs…


Pour les plus grands, l’histoire (vraie) de La pie qui aimait les noix. Mais comment faire pour casser ces fichues noix ? Un enfant a trouvé la solution : la pie a demandé à son cousin, le cassenoix moucheté. Astucieux, oui, mais le cassenoix vit dans les montagnes de Belledonne et il n’a aucune envie d’aller à la ville…

Petits et grands ont été souvent très étonnés par l’ingéniosité de cette pie.

En amont de notre intervention, nous avions convenu avec les enseignantes que les enfants de moyenne et grande sections pourraient dessiner un oiseau. Félicitations aux enfants pour leur créativité et pour l’originalité de leurs dessins !


Quelques dessins

A l’issue de notre intervention, remise d’un oiseau origami aux classes de petite section.

Origami "oiseau qui bat des ailes"

Le retour des enseignantes a été très encourageant. Ainsi, « beaucoup d'éléments sont ressortis auprès des enfants après votre venue, preuve qu'ils ont bien écouté ! Les séances étaient bien adaptées aux classes d'âge […]. Il y avait suffisamment de changement d'activités et d'intervenants pour que cela soit ludique et que les enfants restent attentifs. Plusieurs séances auraient mieux fixé les apprentissages...une prochaine fois ».

Nous remercions vivement l’ensemble des enseignantes et des ATSEM pour leur accueil et leur disponibilité ! Et aussi, bien sûr, les enfants pour leur écoute attentive et leur participation active !

Benoit, Brigitte, Laurent et Nicole

Photos : Benoit D’Halluin (sauf mentions explicites)