Découverte des arbres du Parc Reynier-Prat avec les résidents de la maison de Retraite

 En ce dernier jour du mois d'avril, le CPN Curieux de Nature et la Médiathèque George Sand de Domène ont organisé un parcours découverte des arbres du Parc Reynier-Prat à destination des résidents de la Maison de Retraite qui jouxte le parc.

A mon arrivée à l'accueil de la résidence, déjà 5 personnes attendaient patiemment le départ de la sortie. Aurélie et Marie de la Médiathèque, étaient arrivées avant moi. Alice et une de ses collègues de la Résidence ont fait le rappel pour convier quelques personnes supplémentaires.  Et c'est ainsi que nous nous sommes dirigés vers l'entrée du parc.

A l'ombre, sous le vent, une petite laine était la bienvenue. Juste avant le portail métallique, une première question: quel est ce grand arbre, que je vois depuis mon balcon ? C'est un Erable sycomore, ses feuilles sont disposées de manière opposée deux à deux sur le rameau, elles sont assez grandes avec le bord denté.

Après avoir passé le portail, nous voyons un arbre majestueux qui couvre une très grande surface: c'est l'Erable plane, avec de grandes feuilles dont le bout de chaque lobe se termine par une pointe. Ces 2 érables produisent des graines ailées qui, à l'automne, tournoient comme des "hélicoptères" en tombant au sol, ce sont des samares. On entends le chant des oiseaux, mais impossible de les voir.

Erable plane

A droite du portail, nous observons un instant deux Ifs avec de jolis troncs cannelés. Le bois d'if a été longtemps utilisé pour fabriquer des arcs très résistants.

Ifs communs

Nous passons sous les 3 Pins noirs d'Autriche et nous admirons les grands arbres du parc: les 2 Tilleuls et le Hêtre pourpre. Nous recherchons un endroit ensoleillé pour nous installer. Juste à côté de nous, un arbre singulier avec des branches qui retombent jusqu'au sol. Ce n'est pas un saule mais un Hêtre avec un port pleureur, reconnaissable avec ses feuilles entière à bord lisse, avec quelques poils discrets. Sur une petite branche, je montre la croissance en longueur de cette année, déjà plus de 40 cm en moins de deux mois pour ce petit rameau !

Jeune pousse du hêtre pleureur

Le Marronnier, avec ses fleurs visibles de loin, nous attire. 

Fleurs de marronnier 
De petites taches de couleur sont présentes sur chacune des fleurs, certaines sont jaunes, d'autres sont rouges. Ce changement de couleur du jaune au rouge indique aux insectes butineurs que la fleur n'a plus de nectar à offrir et ne mérite pas le détour. La fleur fécondée peut se développer sans être dérangée.
Abeille à la recherche de nectar

Nous nous approchons du Tulipier de Virginie, au pied des escaliers qui mènent à l'avenue de la gare. Ses fleurs jaune-vert se confondent avec les feuilles et l'on pourrait passer distraitement à côté sans les voir. Après les avoir remarquées, on les trouve magnifiques.

Fleur de Tulipier de Virginie

Nous nous arrêtons successivement devant les 2 sapins de Nordmann, les 2 ginkgo biloba, le chêne rouge d'Amérique, le frêne pleureur, le mûrier ....

Nous terminons par le Chêne pédonculé. On voit au sol de nombreux glands et toute une mini forêt de plantules de chêne. Aussitôt, je pense au merveilleux livre de Laurent Tillon "être un chêne, sous l'écorce de Quercus", qui raconte une rencontre entre un vieux chêne et un jeune adolescent, une histoire pleine d'aventures et qui entremêle tout les petits êtres de la forêt, à lire absolument.

Plantule de Chêne pédonculé

Pour conclure la fin du parcours, Marie nous lit trois charmants petits poèmes sur les arbres.

Parcours dans le Parc

Les 11 dépliants "Découverte de la nature au Parc Roger Reynier-Prat à Domène" que j'avais apportés ont tous été distribués.

Je remercie le personnel de la Résidence, le personnel de la Médiathèque et tous les participants pour leur attention et leur bonne humeur.

Benoît



Animation à la MEIJE au Versoud - Février 2026

 Nous sommes intervenus les 9, 10 et 11 février 2026 pour une animation le matin de 9h à 11h30 auprès d'enfants de 7 à 8 ans du centre de loisirs de la MEIJE au Versoud. 

Le thème des ces 3 séances était la découverte des passereaux présents dans notre environnement proche : jardin, balcon, parc...

Plusieurs ateliers ont été organisés: 

La reconnaissance visuelle des espèces proches de nous ainsi que l'identification d'un oiseau à partir de son chant,

Jeu Birdie Memory

Le nourrissage des oiseaux en hiver, avec la fabrication de boules de graisse par les enfants, et la réalisation de son support à partir de fil de fer de grillage,

 Un travail manuel concernait l'assemblage de nichoirs à mésanges, 

Une initiation à la peinture aquarelle à partir de photos d'oiseaux,

Des jeux éducatifs en rapport avec les sujets traités ont aussi été proposé aux participants.

Nous remercions les membres CPN animateurs de ces journées et le personnel de la MEIJE pour leur accueil 

Geneviève, Eric, Benoit, Gérard et Jules 

Sortie botanique au chemin du Roussillon 11 avril 2026

 Nous étions près de 20 personnes pour cette première sortie botanique organisée par Domène 2050 et le CPN Curieux de Nature au Versoud sur le chemin du Roussillon. Anne-Marie, Sylvie et Benoît ont animé cette sortie.


Une chaleur presque estivale nous a accompagnés. Les premières fleurs du printemps, primevères acaules, ficaires, violettes, cardamines hirsutes, n’étaient plus en fleurs et se fondaient dans la végétation.

Quelques lamiacées fleuries, bugles, lamiers pourpres et lierres terrestres attiraient quelques insectes.

Bugle

Les plantes de la famille des lamiacées sont caractérisées par une tige carrée, des feuilles opposées décussées, des fleurs à deux lèvres, et un ovaire divisé en quatre loges, renfermant chacune un ovule. La corolle bilabiée est formée de cinq pétales soudés. En tirant sur la corolle, on découvre le calice (l’ensemble des sépales) au fond duquel, à la loupe, on aperçoit quatre loges. Les fruits sont des tétrakènes.

Sylvie : Le lierre terrestre  dégage un léger parfum mentholé citronné. On l'utilisait autrefois pour aromatiser la bière et comme condiment grâce à cette saveur très marquée. On peut l'utiliser mais en petite quantité car la plante contient du pinocamphone qui confère une certaine toxicité à l’huile essentielle.

Lierre terrestre

Le chemin du Roussillon est tracé à flanc de coteau.  Le surplomb était tapissé de plantes où se mêlaient l’ail des ours en fleurs, des tiges volubiles de tamier, des violettes, du lierre… 

Benoît : Mais, qu’est ce que c’est que tous ces confettis par terre ? Forme ronde, avec une partie renflée au centre : c’est une graine ailée ! D’où viennent-elles ? De cet arbre très haut et très « déplumé » avec plein de petits bouquets et quelques toutes petites feuilles : c’est un orme qui fleurit très tôt et produit ces graines (des samares) et qui commence tout juste à sortir des tiges feuillées de ses bourgeons. Difficile d’identifier l’espèce à ce stade, il faudra revenir voir ses feuilles dans quelques semaines.

Fruit de l'orme: une samare

De jeunes érables poussaient le long du sentier.

Benoît : Comment reconnaître les différentes espèces d’érables qui poussent dans nos forêts ?

Trois espèces d’érables poussent tout le long de ce sentier. En plus grand nombre, ce sont les érables planes, reconnaissables par leurs feuilles avec des pointes aiguës à chaque extrémité. On voit aussi beaucoup d’érables champêtres avec des feuilles à lobes arrondis . Puis, vers le haut du chemin, on peut trouver quelques érables sycomores avec des lobes moins échancrés et avec des bords dentés.

Erable plane, érable champêtre, érable sycomore

Le fruit des érables est une disamare (deux samares accolées l’une à l’autre). Ce sont les petits «hélicoptères» de notre enfance qui tournoient en tombant de l’arbre.

Nous avons eu le bonheur de découvrir de nombreux sceaux de salomons en fleurs et quelques pieds d’hellébores fétides. Le sceau de salomon de la famille du muguet, les asparagacées, fait partie des plantes les plus toxiques de la flore ainsi que l'hellébore fétide.

Sceau de Salomon

Sylvie : Enfin nous avons trouvé beaucoup d’herbes à Robert (Géranium robertianum) de la famille des géraniacées. La plante est d'apparence velue, le limbe est profondément découpé et de contour triangulaire, les tiges sont rougeâtres et en automne ses feuilles deviennent rouge vermillon, c’est une adaptation de la plante pour se protéger de la déshydratation. On l’appelle aussi "bec de grue" à cause de ses fruits allongés (des capsules), ceux-ci explosent à maturité pour disséminer les graines. Les fleurs roses sont formées de 5 pétales, 5 sépales et 10 étamines. Quand on la frotte, elle dégage une forte odeur d’encre de chine.

Géranium Herbe à Robert

D’un coup le chemin débouche sur un espace ensoleillé où pousse une végétation de pleine lumière. Un cours d’eau longe une prairie. 

Tout le long courent de jeunes prêles. Quelques rares tiges fertiles sénescentes se laissent deviner dans l’herbe. La famille des prêles, les équisétacées, est apparue il y a près de 300 millions d’années, au carbonifère. Elle était alors riche de nombreux genres et espèces dont certaines mesuraient 30 m de haut. 

Prêle des champs

A la loupe, nous avons observé un rameau coupé de prêle des champs. Il présentait 4 pans comme une étoile à 4 branches. Le premier article plus long que la gaine venait confirmer sa détermination.

Anne-Marie, Sylvie, Benoît

Lien vers le rapport complet: Sortie botanique au chemin du Roussillon 11-04-2026.pdf

Campagne 2026 de Sauvetage des Amphibiens à Domène


 Grenouilles, crapauds, tritons, salamandres font parties de la famille des amphibiens. A la fin de l'hiver, quand la température se réchauffe, par temps humide, ils quittent les bois à la tombée de la nuit pour rejoindre une mare et se reproduire, c’est la migration

A Domène, près du rond-point des Arnauds, à la limite avec Le Versoud, ils doivent franchir ou contourner de nombreux obstacles suite à la construction de rues, maisons, murets... 

La Mare - 26/02/2026

Campagne de sauvetage 2026

Comme en 2024 et 2025, la LPO AURA Isère nous a prêté des filets et des seaux pour installer des barrières de protection au niveau de la départementale 523 (route de Savoie). 

Le chantier d’installation a été effectué le 4 février 2026 par des bénévoles du CPN. Nous étions 6 adultes et 2 enfants pour la pose des filets sur une longueur de 65 m environ pour le plus grand, et 12 mètres pour le plus petit. Nous avons creusé une tranchée d’environ 10 cm de profondeur sur 10 cm de large pour enterrer le filet et éviter que les amphibiens passent par dessous. Ensuite nous avons creusé des trous au ras des filets pour enterrer les seaux. Les crapauds, en essayant de contourner le filet, vont tomber dans les seaux. Il faudra les récupérer au matin et les remettre à proximité immédiate de la mare.

Installation des filets - 4/02/2026

Rondes du soir

Depuis le début de la migration, le lundi 2 février jusqu’au jeudi 26 février 2026, nous avons transportés 479 amphibiens à la mare lors des rondes du soir : 457 crapauds (309 mâles, 40 femelles, 54 amplexus), 21 grenouilles agiles, 1 triton alpestre. Tout ces amphibiens ont été mis à la mare (ou à proximité immédiate). Après le 26 février, nous avons encore effectué quelques rondes du soir sans voir d’amphibiens, puis nous avons stoppé les rondes à partir du 5 mars.


En 2026, on observe que la migration a eu lieu plus tôt que l’année précédente, et en une seule grosse vague pendant les 2 premières semaines de février, la météo étant plus favorable (température plus douce et absence de longue période de gel).

Durant cette période, nous avons aussi observé 2 salamandres le 10 février, l’une à proximité du ruisseau de la Masse, l’autre sur l’allée Bistési, remise en sécurité du côté des bois.

On observe la remontée de crapauds vers les bois à partir du 27 février.

Relève des crapauds dans les seaux

Du 5 février au 28 mars 2026, un total cumulé de 333 crapauds ont été trouvés dans les seaux : 266 mâles, 5 femelles, 31 amplexus. On observe un premier pic au début de la migration le 7 février, puis la plus grande quantité entre le 10 et le 14 février, suivi par un plateau autour de 8 à 10 crapauds chaque matin jusqu’au 24 février, puis très peu d’activité jusqu’au 15 mars 2026.

Le répartition spatiale montre que les seaux proches de la mare (n°4, 5 et 6) sont les plus chargés, et donc les plus utiles pour éviter des écrasements sur la route départementale.

Bilan des Écrasements

40 amphibiens écrasés ont été notés cette année : 37 crapauds (25 sur la RD523, 7 allée Clémence, 5 allée Bistési), 2 grenouilles agiles (1 allée Clémence, 1 allée Bistési), 1 triton alpestre (allée Bistési). C’est du même ordre de grandeur que les années précédentes.

Pontes

Des pontes de grenouilles étaient visibles dès le 18 février 2026. De nombreuses autres pontes de grenouilles ont été vues les jours suivants, flottants à la surface de la mare. Un lieu de ponte de crapauds a été trouvé le 27 février 2026 avec de longs colliers d’œufs alignés par deux.

Ponte de grenouille agile - 27/02/2026
Crapaud et Pontes de crapaud - 27/02/2026

Des têtards on été aperçus le 25 mars 2026, proche du lieu de ponte des crapauds. D’autres têtards ont été aperçu à plusieurs endroits de la mare.

Remerciements

La LPO AuRA section Isère, et tout particulièrement Ninon et Salomé, qui nous a permis de mener cette campagne de sauvetage des amphibiens grâce à leur aide précieuse pour les aspects techniques et administratifs, le prêt des filets et des seaux.

Les bénévoles du CPN Curieux de Nature et de Domène 2050, pour leur aide lors de l’installation des filets et des seaux, leur présence pour les rondes du soir et la relève des seaux le matin.

Merci à vous tous : Gérard, Joseph, Eric, Catherine, Nicole, Teddy, Melissa et Noémie, Jules, Aline, Clément, Victoria, Elsa, Sacha et Lilas, Sylvie, Malik et Limane, Martine, Ethan, Guillaume, Luc, Laurent et Brigitte, et Anne-Marie.

A ceux que j’aurais pu involontairement oublier de citer, je les remercie également.

Rédaction du document et crédit photos : Benoît D’Halluin

Lien vers le rapport complet: Sauvetage Amphibiens 2026.pdf


Autres petits animaux observés à Domène et au Versoud en 2025 et sur la période 2019-2025

 Grâce à la base de données naturalistes gérée par la LPO (https://www.faune-aura.org), il est possible d’établir des synthèses des observations d’animaux réalisées dans nos deux communes de Domène et du Versoud. Après l’article sur les oiseaux et les mammifères (LIEN), voici une synthèse sur les autres petits animaux observés durant la période 2019-2025. Certes, les observations sont beaucoup plus fragmentaires, mais leur analyse apporte des informations intéressantes sur la biodiversité animale qui nous entoure (1).

Voici quelques faits marquants sur les observations réalisées en 2025.

1. Les reptiles

Après la découverte en 2024 de deux Tarentes de Maurétanie au Versoud, ce gecko méditerranéen semble poursuivre son expansion géographique puisqu’il a été observé en 2025 dans un autre endroit au Versoud et aussi, pour la première fois, à Domène. 

Tarente de Maurétanie, Le Versoud, 31.05.2025 (photo : Gérard Mollard)
 

On notera aussi en 2025 la découverte d’une Couleuvre helvétique, à la limite entre Domène et Le Versoud, et, à Domène, d’une Couleuvre verte et jaune (morte).

Couleuvre helvétique, Domène, 11.04.2025 (photo : Benoit D’Halluin)

 Les autres observations sont classiques : la Trachémyde écrite (ou ‘tortue de Floride‘), pouvant parfois former sur des troncs émergeant de l’eau des rassemblements de dizaines d’individus, dans les secteurs du Bois Français et du Bois de La Bâtie, le Lézard vert occidental (Lézard à deux raies) et le Lézard des murailles.

Au total, sur la période 2019-2025, sept espèces de reptiles ont été signalées sur notre territoire.

Oiseaux et mammifères observés à Domène et au Versoud en 2025 et sur la période 2019-2025

Grâce à la base de données naturalistes gérée par la LPO (https://www.faune-aura.org), il est possible d’établir des synthèses des observations d’oiseaux et de mammifères réalisées dans nos deux communes de Domène et du Versoud (1).

Les oiseaux à Domène : une année 2025 tout juste dans la moyenne

Avec 63 espèces d’oiseaux observées à Domène, l’année 2025 se situe un peu en-dessous de la moyenne de ces sept dernières années. Sur cette période (2019-2025), on arrive à un cumul de 95 espèces, ce qui paraît très honorable pour un territoire somme toute relativement petit (environ 5 km2).

N.B. L’année 2019 a été choisie comme année de départ de ces analyses car elle se situe juste avant les années marquées par les restrictions de déplacement liées au COVID.

Mais on dénombre aussi 37 espèces qui n’ont plus été observées depuis 2021, notamment la chevêche d’Athéna, le moineau friquet, le bruant zizi, la rousserolle effarvatte, le tarier des prés et le tarier pâtre…

On ne note qu’une seule espèce nouvelle par rapport aux six années précédentes : le pigeon colombin, jamais signalé auparavant. Discret et facilement confondu avec le pigeon biset domestique ou le pigeon ramier avec lequel il peut se regrouper, il a pu passer inaperçu… 

Pigeon colombin (photo : Sylvain Chapuis)

 On notera tout de même que le grand-duc d’Europe semble bien de retour : une plume avait été trouvée en septembre 2024 et il a été entendu au moins à trois reprises en 2025, notamment début décembre près du centre ville. A noter aussi que l’invasion hivernale (en 2024/25) de grosbecs casse-noyaux signalée au plan national semble se retrouver à Domène où cet oiseau a été observé dans quelques jardins de décembre 2024 à février 2025.

Grosbec casse-noyaux (photo : Benoit D’Halluin)


 Parmi les espèces "emblématiques", on signalera le loriot d’Europe, la huppe fasciée (vue régulièrement de passage au printemps mais pas depuis deux ans), la pie-grièche écorcheur (vue ou entendue trois années sur sept mais pas en 2024 ni en 2025), tandis que le rossignol philomèle est assez fréquent et le guêpier d’Europe est vu régulièrement. Le cincle plongeur fréquente le Domeynon, mais, contrairement à 2024, il n’y a pas eu de preuve de nidification avec succès en 2025…

Côté rapaces, la buse variable, le faucon crécerelle (qui ne semble pas avoir niché au Prieuré en 2025), l’épervier et le milan noir sont vus chaque année, de même que la chouette hulotte entendue régulièrement. Et le milan royal en migration a été observé à deux reprises en 2025.

Dans la note de synthèse (voir le LIEN à la fin de cet article), vous trouverez un focus sur les trois espèces d’hirondelles nicheuses à Domène.

Nouvelles photos mystères ou insolites (16)

Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : Quelle est cette plante aux jolies fleurs jaune-violet ? Un indice : pour les fleurs, les apparences peuvent être trompeuses…

photo : Benoit D’Halluin

Photo 2 : Quelle est cette petite bête (elle mesure environ 2,5-3 cm sans les pattes) ? Un indice : elle est très rapide !

photo : Laurent Dobremez

Photo 3 :  Quelle est cette autre petite bête ? Un indice : encore une invasive...

photo : Laurent Dobremez

 Enfin, une photo insolite : dans le premier numéro des photos mystères publié en juin 2023, je vous avais proposé la photo ci-dessous :

photo : Eric Posak

Bon, c’était un clin d’œil car il était pratiquement impossible d’identifier cet oiseau dans le brouillard, un Balbuzard pêcheur. Alors je vous propose une autre photo de cet oiseau magnifique, que l’on voit rarement par chez nous mais qui peut parfois être observé au passage lors de ses migrations. Merci à Rachel Peillet pour cette superbe photo !

Balbuzard pêcheur, ENS Bois de La Bâtie, 11.05.2025 (photo : Rachel Peillet)

A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com.
 

Laurent

Les réponses aux photos mystères (15)

Voici les réponses aux photos mystères publiées en décembre dans notre blog.

Photo 1 : Bon, alors, voilà un oiseau de la taille d’un passereau. On ne voit pas bien son bec et c’est dommage car cela aurait permis de faire un premier tri entre des oiseaux au bec fin et pointu (comme les mésanges et les fauvettes) et des oiseaux avec un bec plus gros de granivore (comme les fringilles : moineaux, pinsons, bruants). Mais des traits distinctifs ressortent bien : les deux barres alaires blanches, le blanc aux rectrices (plumes de la queue) externes et le croupion (bas du dos) verdâtre conduisent à identifier un Pinson des arbres. La couleur brun terne du dos et de la tête (avec des marques plus claires) plaident pour une femelle (le mâle aurait un dos plutôt marron chocolat).
Principales différences par rapport à des espèces proches, vues également de dessus : le pinson du Nord a un croupion blanc, le moineau domestique et le verdier d’Europe n’ont pas de double barre alaire blanche.

Pinson des arbres, Domène, 26.11.2025 (photo : Benoit D’Halluin)


Photo 2 : Cette punaise fait partie de la famille bien connue (!) des Réduves qui appartient à l’ordre des Hémiptères. Elle s’appelle Nagusta goedelii (elle n’a même pas encore de nom en français). Comme l’indique Gilles Carcassès dans son blog (https://natureyvelines.wordpress.com/?s=nagusta), Nagusta goedelii est une Réduve arboricole, prédatrice d’insectes, dont l’invasive cicadelle pruineuse. Originaire de l’Est du bassin méditerranéen, elle est arrivée en France en 2014.
A ma connaissance, elle n’avait pas encore été signalée sur notre territoire local.
En hiver, elle se réfugie sous les écorces, mais tente aussi, l’automne venu, de pénétrer dans les maisons, où elle est d’observation aisée (source : https://www.faune-france.org/)

Nagusta goedelii (photo : Gilles Carcassès)


Photo 3 : Jolies pommes rouges qui ont attiré une Martre des pins. "La Martre des pins est un prédateur généraliste avec un régime alimentaire très varié. Véritable opportuniste, elle consomme ce qu’elle trouve : des fruits et des insectes, principalement des carabes et des abeilles, à la belle saison et des rongeurs en hiver, mulots et campagnols. […] Elle mange également des charognes, des vers de terre, des oiseaux et parmi eux les espèces bruyantes comme le Merle et le Geai sont les plus capturées" (source : Société d’Histoire Naturelle d’Autun – Observatoire de la faune en Bourgogne).
Elle aime aussi les pêches pourries, comme le montre cette photo.

Martre des pins, Domène, 03.07.2024 (photo : Benoit D’Halluin)

A bientôt pour un nouvel article de photos mystères et insolites,

Laurent