Le Raout à Domène et le Forum des associations du Versoud : deux moments de rencontres essentiels pour notre CPN

 Le 1er septembre au Parc Reynier-Prat s’est déroulé le 7ème Raout Solidarité & Ecologie. Comme l’an passé, nous y avons tenu un stand pour faire connaître nos activités.

Notre stand au Raout (photo : Nathalie Hoc-Tarrajat)

(photo : Nathalie Hoc-Tarrajat)
Cette année, Charlotte et Eric ont également conçu et organisé un jeu de piste dans le parc. S’il n’y a pas eu beaucoup de participants inscrits, il a été très apprécié. Et nous l’avons ensuite proposé au centre de loisirs de Domène pour la mise en œuvre d’activités périscolaires.

Mais le Raout a été marqué cette année par un orage violent et une bourrasque soudaine en fin de journée. Tonnelles envolées, longue vue et documentation trempées et même notre Trésorière a été blessée, heureusement sans gravité ! Un grand merci à Benoît et Anne-Marie qui ont pu rapatrier en catastrophe les documents et les ont faits sécher dans leur garage.

Le 7 septembre, le Forum des associations du Versoud a eu lieu devant la mairie et sous les tilleuls de l’allée par une belle matinée ensoleillée. Le public était au rendez-vous et des jeux comme le Birdie Memory pour apprendre à reconnaître des chants d’oiseaux ou notre jeu d’observations sur les différences et ressemblances entre des salamandres photographiées au Versoud ont eu du succès.

Préparation du stand au Forum du Versoud (photo : Gérard Mollard)

Zoom sur notre stand (avant installation de la tonnelle) (photo : Benoît d'Halluin)
 

Au final, nous avons enregistré trois nouvelles adhésions (soit 7 nouveaux adhérents), plus une autre famille en attente, et une quinzaine de personnes sympathisantes nous ont laissé leurs coordonnées pour être informées de nos activités tout au long de l’année (et éventuellement adhérer)… 

Nous remercions vivement l’association Domène Vivre Ensemble organisatrice du Raout et la municipalité du Versoud qui nous ont permis de participer à ces deux manifestations, essentielles pour nous faire connaître. Merci aussi, bien sûr, à tous les adhérent(e)s qui se sont mobilisé(e)s pour animer ces manifestations.

Rappelons que, cette fois encore, la municipalité de Domène n’a pas accepté notre demande d’inscription au Forum des associations de Domène : tout en saluant l’animation que nous avons menée avec le Club Nature du collège La Moulinière, le maire de Domène souligne que seules associations dont l’activité est sollicitée par la ville peuvent être invitées à ce Forum… Nous ne pouvons que regretter cette décision.

Laurent




Fête de la nature : Déambulation urbaine à la rencontre de la nature dans le centre de Domène

Bien plus de vingt espèces d'oiseaux sont présentes à Domène dont 3 espèces d'hirondelles, 4 de rapaces... et de très nombreux passereaux. C'est pour partir à leur rencontre et malgré une lumière assez maussade que Sylvie, Nicole et Eric équipés de jumelles et d'une longue vue ont parcouru quelques rues de Domène ce mercredi 22 mai durant la matinée.

Femelle de Merle noir (Merlette) (photo : Benoît d'Halluin)
La balade commence devant la mairie où une Merlette vient chercher quelques vers dans les massifs de la place Stalingrad. Bien différente du mâle, elle est hélas souvent confondue avec la Grive musicienne et l'Etourneau. Plusieurs Moineaux domestiques se font entendre. Là encore, mâle et femelle sont bien différents. En traversant la traboule, nous rejoignons la montée de la Pérérée où, sous le faitage du toit, se trouve le nid d'Hirondelles de rochers que nous ne verrons hélas passer que furtivement.
Hirondelle de rochers (photo : Rachel Peillet)
Plus bas, devant l'église, nous pouvons à loisir décrire les Pigeons biset dont les caractéristiques sont bien différentes du Pigeon ramier que nous observerons tranquillement un peu plus loin à la longue vue. Haut dans le ciel, se croisent les Martinets noirs et les Hirondelles de fenêtre dont les silhouettes et le vol sont très différents. Le long du Doménon, nous chercherons en vain le Cincle plongeur et la Bergeronnette des ruisseaux. Mais, sur le pont du moine, le Milan noir passe tranquillement au dessus de nous, reconnaissable à sa queue triangulaire si caractéristique.
Milan noir (photo : Benoît d'Halluin)
En cheminant, une Pie bavarde et une Corneille noire croisent rapidement notre chemin. Après un passage au Prieuré, nous traversons le cimetière, son allée de tilleuls puis de cyprès pour rejoindre un eucalyptus. Une femelle de Rougequeue noir alerte bruyamment. Nous ne tarderons pas à en comprendre le motif. Deux poussins encore en duvet quémandent la nourriture en se postant sur la dalle des monuments funéraires. Nous rejoignons le parc Reynier-Prat bien contents de trouver un peu de tranquillité après les bruits de la rue et du torrent. Une Mésange charbonnière fréquente le nichoir posé sur le chêne.
Mésange charbonnière (photo : Benoît d'Halluin)
 Dans les arbres adjacents, nous entendrons deux Fauvettes à tête noire en compétition de chant tant que la femelle cherche de la nourriture dans les branches. Plusieurs Merles noirs s'égosillent aussi. La Tourterelle turque se pose aussi au sol à la recherche de nourriture. Chemin faisant, presque toutes les espèces rencontrées ont fait l'objet d'une description précise permettant d'en retrouver les caractéristiques.

Tourterelle turque (photo : Benoît d'Halluin)
 Cette première balade d'initiation nous a ainsi permis d'apprendre à reconnaître les oiseaux rencontrés, de conforter certaines connaissances et d'éviter des confusions. Les fiches espèces des Oiseaux des Jardins nous ont été d'un grand secours. Vous les retrouverez à cette page.

Une nouvelle sortie a été organisée le vendredi 24 mai pour Le Versoud.

Eric

A vos plumes !

 Nous vous proposons un nouveau jeu sous forme de quiz.

On trouve parfois des plumes dans la nature. Voici un échantillon de 7 plumes de rapaces :


 Pourriez-vous attribuer chaque plume à l'oiseau correspondant figurant dans la liste ci-dessous ?

Buse variable

Chouette hulotte

Effraie des clochers

Grand-Duc d'Europe

Hibou Moyen-Duc

Vautour fauve

N.B. il y a un (petit) piège car deux plumes correspondent au même oiseau.

Pas si simple... Si vous hésitez pour certaines plumes, nous vous conseillons de consulter le site Alula (https://www.alulawebsite.com/) qui présente une collection assez complète et détaillée de plumes.

Envoyez-nous vos réponses en nous écrivant avec votre plus belle plume ou, peut-être plus simplement, en envoyant un courriel à l'adresse suivante : cpncurieuxdenature@gmail.com

Eric, Christian et Laurent

A Domène, le CPN contribue à l’animation du Club Nature du Collège

 Pour la seconde année consécutive, le CPN Curieux de Nature a conduit une animation avec les collégiens du Club Nature du Collège La Moulinière à Domène.

De mars à juin 2024, nous avons animé 9 vendredis avec le Club Nature, dont 5 sorties à la mare pédagogique et 4 séances en salle. La mare pédagogique est située à 10 minutes à pied du collège, en pied de versant, dans une prairie jouxtant un parc et en lisière de la forêt.

La mare pédagogique à Domène - 03/05/2024 (photo : Benoît d’Halluin)

Cette année, nous avons convenu de centrer l’intervention du CPN sur 2 thématiques : l’écoute et l’identification des chants d’oiseaux et l’observation de la mare, en ciblant plus particulièrement les amphibiens et les odonates.

Les chants d’oiseaux

En salle, nous avons utilisé le jeu Birdie Memory en sélectionnant quelques espèces susceptibles d’être présentes sur le terrain. L’apprentissage des chants d’oiseaux sur le terrain n’est pas aisé car il faut à la fois pouvoir distinguer un chant dans un concert de bruits divers (autres chants d’oiseaux, coassements des grenouilles, "bruits de la ville"…) et évaluer sa direction et la distance si on souhaite observer l’oiseau.

Au total, 13 espèces d’oiseaux ont été vues ou entendues avec les collégiens : canard colvert (un couple), coucou gris, fauvette à tête noire, mésange charbonnière, merle noir, milan noir, pic épeiche, pigeon ramier, pinson des arbres, rougegorge, rougequeue noir, serin cini, sittelle torchepot. Compte tenu des contraintes de temps (une sortie sur le terrain dure à peine 20 mn), ce bilan nous paraît "très honorable".

Poster du jeu Birdie Memory


La fauvette à tête noire, entendue à chacune de nos sorties (photo : Benoît d’Halluin)

 La mare

De l’ensemble des observations faites sur la mare, nous retenons principalement :

* en mars, les pontes de crapaud desséchées liées à la forte variation du niveau de l’eau (la prairie était totalement inondée en décembre-janvier). En conséquence, nous n’avons pas observé de têtards cette année. Et les seuls amphibiens présents étaient des grenouilles vertes nous gratifiant de leur concert en avril.

Sortie au Marais de Montfort - Juillet 2024

Nous étions 7 à nous retrouver au départ de cette sortie proposée par Nicole pour parcourir le chemin de l’Azuré de la Sanguisorbe à l’Espace Naturel Sensible du Marais de Montfort.

La météo de ce samedi 6 juillet 2024 n’était pas très favorable: temps nuageux avec quelques averses, mais cela ne nous a pas découragés.

Au départ du parking, nous nous sommes dirigés vers le sentier aménagé qui chemine dans le marais. Un caillebotis nous permet de parcourir cet espace sans piétiner le sol gorgé d’eau et d’observer les arbres, les plantes, de la mousse, des lichens, quelques rares oiseaux.

Sur le caillebotis

Dès le début du chemin, Anne-Marie nous montre une première plante : la morelle douce-amère (attention : les baies sont toxiques surtout quand elles sont vertes).

Morelle douce-amère

Nous pouvons aussi observer un lichen complexe qui pousse sur le bois du caillebotis et qui forme  des excroissances en forme de trompette, c’est une cladonie.

Cladonie

Un arbuste avec des fruits rouges nous attire, une viorne obier, mais il est déconseillé de les manger.

Viorne obier

Nous entendons chanter un oiseau, je crois que c’est un pinson des arbres, ou peut-être une fauvette à tête noire ?

A la recherche d'un oiseau

La pluie nous interrompt un moment, mais elle est de courte durée.

Nous arrivons à un espace dégagé qui nous permet d’observer la prairie en fleurs où reine-des-prés, cirses, pigamons jaunes (Thalictrum flavium) se font concurrence. La reine-des-prés a des fleurs couleur crème regroupées en corymbes.

Reine-des-prés

Cirse de Montpellier

Le pigamon jaune est une plante caractéristique des marais.

Pigamon jaune

Sortie oiseaux colorés de plaine - Juin 2024

 Le rendez-vous était fixé à 7h00 pour les doménois et 7h10 pour les bédouins (les habitants du Versoud) pour le départ à vélo ou en covoiturage, ce dimanche 2 juin 2024. Nous nous sommes retrouvés du côté de l'usine de compostage de Murianette, sur les berges de l'Isère. Nous étions 8.

Nous avons observé des guêpiers de l’autre côté de l’Isère qui avaient installé leurs nids dans les berges sablonneuses. 

Guêpiers devant leur nid
Les guêpiers voltigeaient et formaient des guirlandes dans les arbres…

Guêpiers en vol et posés
Nous avons observé des rapaces qui surveillaient à bonne hauteur les berges de l’Isère et notamment un faucon crécerelle.
Faucon crécerelle en vol

Puis nous avons traversé l'Isère pour nous retrouver du côté de Montbonnot derrière la ferme des Etints. Dans un champ, des lapins que nous avons dérangés, sont partis se camoufler dans les bois.
3 lapins de garenne
Nous nous sommes dirigés un peu plus au sud en suivant un chemin agricole où Raphaël nous a rejoints : nous avons à nouveau vu un mâle de pie-grièche écorcheur comme les années précédentes, ce qui indique sans doute qu'il est encore nicheur ici. Un peu plus loin nous avons pu écouter à plusieurs reprises les chants de rossignols et les sifflements du loriot.

Puis nous avons rebroussé chemin. Quelques guêpiers se sont perchés sur des arbres proches, nous permettant de les admirer de plus près.
Guêpier d'Europe


Nous avons repris nos vélos pour rejoindre l’étang Pacific où nous avons entendu chanter à plusieurs reprises des rossignols, mais aussi des fauvettes à tête noire, une grive musicienne, un serin cini, une rousserolle effarvatte... Nous avons pu observer une aigrette garzette perchée sur une branche et observant la surface de l’eau à la recherche d’une proie.
Aigrette garzette

Nouvelles photos mystères ou insolites (8)

 Voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : Quel est cet oiseau ? Un indice : on l’entend souvent chanter en ville au printemps, perché sur un toit ou une antenne de télévision. Son chant est un gazouillis un peu précipité et fouillis…

Photo : Benoît d’Halluin


Photo 2 : Quelle est cette bestiole ? Un indice : elle est impitoyable avec les larves de cétoine dorée.

Photo : Raphaël Dubus


Photo 3 : Quelle est cette plante ? Un indice : elle est à l’origine des endives, appelées aussi "chicons" dans le nord de la France et en Belgique.
 

Photo : Laurent Dobremez

Enfin, une photo insolite : eh, oui, c’est bien une Martre (encore appelée Martre des pins), tranquille, amatrice de pêches pourries. Photo rare car vue de jour dans un jardin de Domène, situé à la lisière de la forêt…
 
Martre des pins, Domène, juillet 2024 (Photo : Benoît d’Halluin)
 
Merci à Benoît pour cette très belle photo !

A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com.
Et n’hésitez pas à nous proposer des photos, quiz, etc.
Passez un bel été !

Laurent



Les réponses aux photos mystères (7)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées en juin dans notre blog.

Photo 1 : il s’agissait d’un héron comme le laissait entrevoir "le long bec emmanché d’un long cou". Mais pas d’un héron cendré. En effet, la calotte sombre dans le prolongement du bec, la coloration rousse au cou et l’aspect un peu reptilien de l’ensemble indiquent que c’est un héron pourpré. On peut notamment l’apercevoir près des étangs de l’Espace Naturel Sensible du Bois de La Bâtie et du Bois Français.

Héron pourpré, ENS Bois de La Bâtie, mai 2024 (Photo : Rachel Peillet)

Photo 2 : Cet animal menaçant aux allures de scorpion est en fait un insecte coléoptère mesurant environ 3 cm de long. C’est le staphylin odorant qui se nourrit de petits invertébrés, insectes ou vers de terre et de cadavres d’autres animaux. Si sa posture d’intimidation ne suffit pas à décourager l’importun, il peut, pour se défendre, dégager ses déjections ou vider son estomac par la bouche créant ainsi une odeur très nauséabonde. Il utilise aussi les deux glandes présentes au bout de son abdomen qui émettent une odeur tout aussi désagréable (cf. l’indice).
(source : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/9873/tab/fiche).

Photo 3
: L’indice proposé était un clin d’œil à la série télévisée créée en 1963 avec Nounours et le marchand de sable, sans oublier Nicolas et… Pimprenelle (bon, moi, j’étais plutôt fan de Pollux et Ambroise, mais ne nous égarons pas !...). Car cette plante est bien une pimprenelle, également appelée sanguisorbe. La photo proposée présente des fleurs femelles avec leurs pistils rouges. La même plante porte également des fleurs mâles mais la maturité des unes et des autres est décalée dans le temps, rendant ainsi une autofécondation impossible, donc pas de consanguinité (source : Catherine Lenne, Dans la peau d’une plante, Belin éd., 2014).
Et la dédicace à Nicole faisait écho à la sortie qu’elle a proposé au CPN d’organiser samedi 6 juillet au marais de Montfort pour tenter de découvrir le papillon Azuré inféodé à la sanguisorbe.

Les feuilles très découpées de la sanguisorbe / pimprenelle sont aussi très caractéristiques (Photo : Benoît d’Halluin)
 A bientôt pour un nouvel article de cette rubrique !

Laurent

Sortie Sauvages de ma Rue - Mai 2024 au Versoud

Domène 2050 et le CPN Curieux de Nature ont organisé 2 sorties “Sauvages de ma Rue” en mai, l’une le 5 mai à Domène à l’occasion de la foire aux fleurs et l’autre le 22 mai au Versoud à l’occasion de la fête de la nature.

Au Versoud, nous étions quatre pour cette sortie de mai. Nous avons pris le chemin piétonnier de la rue des Deymes qui longe le Ruisseau du Versoud. Tout comme à Domène, des capselles bourse à Pasteur dressaient leurs petits silicules en forme de cœur. Ces plantes très présentes peuvent fleurir de mars à décembre. Une autre brassicacée, la famille du chou, le passerage de Virginie fleurissait les berges.

Passerage de Virginie

Quelques plantes vues en avril étaient encore là telles que les pimprenelles, les pâquerettes, les véroniques de Perse, le plantain … Mais de nouvelles venues étaient en fleurs comme la vergerette annuelle. Sa famille est celle de la pâquerette, les astéracées. Ses fleurs lui ressemblent. Chacune est un capitule composé de nombreuses petites fleurs. Celles du centre, jaunes, en forme de tube sont dites tubulées et celles de la périphérie en forme de languette sont dites ligulées.

Vergerette à gauche, Pâquerette à droite

Tige fleurie de Vergerette

Sur les vergerettes les capitules sont nombreux et portés par une tige feuillée au contraire de la pâquerette qui n’a pas de tige feuillée. 

Une magnifique verveine officinale offrait ses fleurs à la fraîcheur du cours d’eau. C’est une plante aux inflorescences lumineuses. Elle est aussi médicinale comme son nom l’indique.

Verveine officinale

Nouvelles photos mystères ou insolites (7)

Bonjour,

Septième article dans cette rubrique : voici de nouvelles photos prises à Domène, au Versoud ou dans les environs.

Photo 1 : qui se cache derrière ces plantes ?

Photo : Laurent Dobremez

Photo 2 : Quelle est cette bestiole menaçante ? Un indice : et en plus, ça sent mauvais… 

Photo : Pierre et Eliane Beaud (photo prise en Normandie, mais cette bestiole a déjà été vue à Domène)

Photo 3 : Quelle est cette plante ? Un indice : "Bonne nuit, les petits ! " (avec une dédicace spéciale à Nicole).

Photo : Benoît d’Halluin

Enfin, non pas une mais deux photos insolites : pas besoin d’aller en Laponie pour voir des aurores boréales ! A Domène, dans la nuit du 10 mai dernier, Vincent Roca nous a dit qu’on pouvait voir au nord, en direction du pôle, "des lueurs orangées-rouges, visibles et, au pic, des bandes plus claires verticales très nettes". Cela a duré 30 minutes, puis ça s’est estompé. Une photo permet de révéler ce qui n’est pas visible à l’oeil nu (conseil de Vincent : en mode nuit sur un smartphone, en manuel/4 secondes/3200 iso sur un reflex ou hybride). Si vous avez raté ce spectacle, ne vous désolez pas : il pourrait se reproduire (assez) prochainement car, comme le souligne Vincent, "on est dans une période d’un an ou deux d’activité solaire intense, sachant que c’est un phénomène plus ou moins périodique, tous les 11 ans"

Nuit du 10 mai 2024 à Domène : vue sur la Chartreuse depuis le pont de la rue du Prieuré (photo : Vincent Roca)

Vue depuis la rue Angelo Brunato à Domène (photo : Vincent Roca)

Un grand merci à Vincent pour ces photos magnifiques et magiques !

A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire ou sur notre messagerie : cpncurieuxdenature@gmail.com.
Et n’hésitez pas à nous proposer des photos, quiz, etc.

Laurent


Les réponses aux photos mystères (6)

 Voici les réponses aux photos mystères publiées début mai dans notre blog.

Photo 1 : il s’agissait d’un couple de pies-grièches écorcheurs (mâle à gauche). Drôle de nom pour des passereaux qui ont des mœurs de rapaces : ainsi le qualificatif "écorcheur" provient de leur habitude d’empaler certaines proies sur des épines ou des fils de fer barbelés pour les stocker… Cette photo a été prise en mai 2022 dans la plaine de Montbonnot-Saint-Martin. Un mâle de pie-grièche écorcheur a été vu au même endroit lors de la sortie "Oiseaux colorés" organisée par le CPN le 2 juin dernier. On peut donc espérer qu’elle niche encore dans cette plaine où les habitats favorables se sont raréfiés. Cette pie-grièche apprécie en effet surtout les "secteurs caractérisés par la présence de prairies de fauches et/ou de pâtures extensives, parfois traversés par des haies mais toujours plus ou moins ponctués de buissons bas épineux, d’arbustes et d’arbres isolés offrant de nombreuses possibilités de perchoirs" (source : LPO).

Pie-grièche écorcheur mâle (photo : Benoît d'Halluin)

Photo 2 : Ce coléoptère, aux élytres présentant des reflets métallisés, est la Chrysomèle du romarin encore appelée Chrysomèle américaine (mais elle serait en fait originaire d’Afrique du Nord). Elle est phytophage et s’attaque aux plantes de la famille des lamiacées (ou labiées), elle apprécie tout particulièrement le romarin et les lavandes.

Photo 3 : Bravo à ceux qui ont trouvé le nom de cet insecte qui ressemble à une abeille mais qui appartient en fait à la famille des diptères (qui regroupe les mouches, moustiques, taons,…). Il s’agit du Grand Bombyle, qui ne pique pas et qui utilise sa très longue trompe pour se nourrir du nectar de certaines fleurs (ici, une véronique). En butinant, il effectue souvent des vols stationnaires à la manière des colibris en émettant un léger vrombissement.


Grand Bombyle en approche (photo : Benoît d'Halluin)

Photo 4 : Cousine du bouton-d’or, cette plante est une Ficaire. C’est l’une des premières fleurs en début d’année : elle n'est d’ailleurs visible qu'en hiver et au printemps (elle passe le reste de l'année sous forme de racines chargées de réserves enfouies dans le sol). Comment la distinguer des renoncules communes ? Alors que les renoncules ont des feuilles à 3-5 lobes découpés caractéristiques, la Ficaire possède de petites feuilles en cœur luisantes à long pétiole portant une gaine à la base. En outre, les renoncules possèdent 5 sépales et 5 pétales tandis que la Ficaire a une fleur typique avec seulement 3 sépales et un nombre plus élevé de pétales (6 à 12 pétales verdâtres dessous, jaune luisant dessus, et munis à la base d'une fossette nectarifère) (source : https://biologie.ens-lyon.fr/ressources/Biodiversite/Documents/la-plante-du-mois/la-ficaire-une-fausse-renoncule).

A bientôt pour un nouvel article de cette rubrique !

Laurent


Rendez-vous avec une famille de hiboux Grands-Ducs. Samedi 25 mai 2024

 Le couple de hiboux Grands-Ducs que nous avions déjà pu observer en 2023, s’est installé à nouveau sur le même site, et 3 petits sont nés il y quelques semaines. C’est assez exceptionnel, selon Patrick Magi de la LPO, qui a accueilli sur ce lieu d’observation une dizaine de membres de notre club, le 25 mai dernier. En effet, les Grands-Ducs ne se reproduisent pas toutes les années.

Dès notre arrivée, un adulte est bien visible face à nous, posé sur le bord de la paroi rocheuse longeant la rivière. Il semble nous observer autant que nous l’observons…

Hibou Grand-Duc adulte (photo : Marc Roybon)

De bonne corpulence, il semble qu’il s’agit de la femelle. Mais pas de petits Grands-Ducs en vue… L’observation se fait à la longue-vue, à une bonne distance de la falaise car nous devons respecter la tranquillité de ce rapace nocturne qui est le plus grand d’Europe.

Les longues-vues et l'expérience de Patrick Magi ont été bien utiles (photo : Nathalie Hoc-Tarrajat)

Une bonne heure et demie plus tard, notre patience est récompensée. Patrick Magi aperçoit enfin un, puis deux, puis 3 jeunes. Deux d’entre eux, recouverts d’un beau plumage ont déjà appris à voler sans toutefois s’éloigner de leur lieu de naissance. Le petit dernier, un peu plus chétif, se tient à l’écart. Il ne semble pas savoir encore se servir de ses ailes et se déplace sur la vire en sautillant. Les jeunes resteront avec leurs parents jusqu’à la fin de l’été.

Enfin, pour finir en beauté, nous apercevons le 2ème adulte. La famille est au complet !

Hiboux Grands-Ducs adulte et jeunes (photos : Marc Roybon, montage : Nicole Guillot)

Nous repartons enchantés et émus d’avoir eu le privilège de rencontrer le temps d’une soirée ces majestueux rapaces.

Un grand merci à Patrick, grâce à qui nous avons pu à nouveau organiser cette sortie. Nous lui sommes également très reconnaissants d’avoir bien voulu partager avec nous ses observations et connaissances avec beaucoup de sympathie et de pédagogie.

Nathalie et Laurent