Sortie Sauvages de ma Rue du 11 octobre 2023 au Versoud

Le programme "Sauvages de ma Rue" est un programme de sciences participatives qui s’adresse à tous. Il a plusieurs objectifs: découvrir les plantes sauvages qui s’invitent dans nos villes, changer le regard que l’on porte sur ces herbes folles, faire des inventaires que l’on transmet aux chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle et de Tela Botanica. Ces données permettent de suivre l’évolution des plantes en ville.


Cette sortie était organisée par Domène 2050 avec le concours du CPN Curieux de Nature. Nous étions une quinzaine ainsi qu’un chien très attentif aux fragrances des plantes pour cette sortie automnale qui avait plutôt des allures estivales. Depuis la mairie du Versoud, nous avons emprunté une belle allée ombragée par une haie de tilleuls pour déboucher sur la rue du 14 juillet 1789. Cette rue longe une chantourne face à la mairie. Nous avons observé les plantes d’une plate bande qui descend vers le fond de la chantourne. C’est bien sûr un milieu particulier, encore très fleuri en cette saison, qui nous a permis de nous émerveiller face à la beauté et la diversité des plantes.

Une jolie fleur de mauve sylvestre nous a arrêtés. Cette mauve fleurit de mai à septembre et peut-être que la douceur de ces dernières semaines a prolongé sa floraison. Mauve et tilleul sont de la même famille, celle des malvacées. Ils sont comestibles et ont des propriétés adoucissantes.

Mauve sylvestre

Sur la plate bande, parmi les nombreuses plantes fleuries, nous nous sommes attardés sur les vergerettes annuelles et la porcelle enracinée. Ils sont de la même famille, celle du pissenlit et des asters, les  astéracées. La porcelle enracinée a des feuilles épaisses avec des poils épars un peu comme les soies  d’un cochon d’où peut être son nom. Ses fleurs ressemblent à celles du pissenlit, portées par des tiges  sans feuilles qui se ramifient.

Vergerette annuelle

Porcelle enracinée

Des passerages, de la famille du chou, qui portaient à la fois des petites fleurs blanches en croix et des fruits, des petits silicules, se mêlaient aux euphorbes, aux jolies saponaires et à de l’origan commun. Les euphorbes ont un latex toxique qui s’écoule de la moindre blessure. Ils sont aussi riches en nectar.

Passerage

Les saponaires fleurissent jusqu’en octobre et sont pollinisées la nuit par les papillons.

Saponaire officinale

En remontant vers la mairie, nous avons longé le mur qui entoure le parc pour découvrir un lieu plus ombragé. Là poussaient de petites brunelles de la famille du lamier qui fleurissent en cette saison, des achillées millefeuilles, de la chélidoine, une oxalis, une renouée des oiseaux et la verveine officinale ainsi qu'une cymbalaire des murs bien solitaire.

Oxalis
Sur des feuilles de tilleul, nous avons observé des domaties, zones poilues à l'intersection des nervures qui abritent des acariens. Pour ces derniers, la feuille est leur gîte et leur couvert et ils la protègent.

Feuille de tilleul
Une expérience intéressante sur le rôle des domaties:

Sur le cotonnier, qui n’a pas de domaties, quelques poils de coton ont été mis à l’aisselle des nervures créant ainsi des abris artificiels que des acariens sont venus squatter. Le rendement du cotonnier a été augmenté de 15%. Des expériences similaires sur le caféier ont permis une augmentation du rendement de 30%. (Wikipédia , domatie)

Sylvie Richard nous a présenté le programme de sciences participatives “Lichens GO”. Ce programme s’adresse à tous. Le protocole est très détaillé et  la clé de détermination permet de découvrir les lichens qui habillent nos arbres. Les lichens sont plus ou moins sensibles à la pollution et permettent d’évaluer la qualité de l’air. Ce ne sont pas des plantes ni des parasites, mais une symbiose entre des champignons et une algue ou une cyanobactérie.
 


Lichen

Nous avons convenu de nous initier collectivement à ce nouveau programme en organisant une sortie dans les mois qui viennent.

Pour 2024, nous envisageons à l’échelle de nos communes, par exemple une rue à Domène et une au Versoud, de faire des sorties « sauvages de ma rue » au fil des saisons. Dès lors nous pourrons noter comment les plantes se succèdent et font face aux aléas climatiques et aux contraintes qui leur sont imposées. 

Nous avons prévu de nous retrouver au printemps, en mars pour une nouvelle sortie.

Anne-Marie, Laurent et Benoit




Nouvelles photos mystères

 Suite de cette nouvelle rubrique initiée en juin 2023. Voici de nouvelles photos mystères prises à Domène, au Versoud ou alentours.

Photo 1 : quel est ce papillon ?

Photo : Benoît d'Halluin

et un quiz pour vous aider à trouver la réponse :

a) la belle-dame

b) le demi-deuil

c) le paon du jour

d) le vulcain

e) la petite tortue

f) la piéride du chou


 Photo 2 : quelle est cette fleur ?

Photo : Benoît d'Halluin

avec de nouveau un quiz  :

a) l'asplenium à tige visqueuse

b) le pissenlit alpestre

c) le cosmos à fleurs violacées

d) le salsifis à feuilles de poireau

e) la marguerite vineuse

f) la violette odorante

 

Photo 3 : quel est cet oiseau ? (photo prise au bord du Domeynon en mai).

Photo : Françoise Ledru

 

4. Et, pour finir, une devinette : quel est l’oiseau qui aime bien le miel ?

 A vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire.

Et un grand merci aux photographes !

Laurent



Les réponses aux photos mystères

 Voici (enfin !) les réponses aux photos mystères publiées en juin dans notre blog.

 Photo 1 : il s’agit d’un Merle noir mâle, atteint de leucisme (absence de certains pigments dans une partie du plumage). A la différence de l’albinisme, le leucisme n'affecte pas toujours les parties nues : ainsi, sur cet oiseau, le bec et le cercle orbital (autour de l’œil) sont bien jaunes et la couleur de l'iris est normale. La photo du même oiseau ci-dessous montre d’ailleurs que nombre de plumes sont noires.


 Merci à Benoît pour ces si belles photos.

Photo 2 : bon, d’accord, c’était juste impossible à identifier. Il s’agissait d’un clin d’œil aux "followers" de NaturaDom (https://www.facebook.com/people/NaturaDom/) qui l’auront peut-être reconnu. La photo ci-dessous, prise d’un peu plus près, est un peu plus parlante :


Eh oui, c’est bien un Balbuzard pêcheur ! En passage migratoire d’automne, photographié par Eric à l’étang Pacific (Montbonnot-Saint-Martin) en octobre 2020.

Photo 3 : Clin d’œil, cette fois, aux passionnés des plantes et des "Sauvages de ma rue" en particulier. Cette photo, prise par Benoît, illustre un mode de dissémination original d’une plante très courante, la Chélidoine ou "Herbe aux verrues" (car son latex jaune-orangé est corrosif et utilisé contre les verrues). Sur la photo, on voit nettement que les graines foncées de la Chélidoine possèdent une excroissance, petite boule blanche riche en lipides et protéines, qui attire les fourmis. Les fourmis dispersent ainsi les graines en les emportant à la fourmilière puis en les déposant sur leur dépotoir, une fois leurs larves nourries… Ce mode de dissémination porte un nom savant, la myrmécochorie (du grec myrméco-, "fourmi" et -chorie, "se mouvoir") : ça vaut une question Superbanco au jeu des mille euros sur France Inter…

Promis, pour le prochain article "Photos mystères", nous choisirons des photos un peu plus accessibles…

A bientôt !

Laurent

A la rencontre du cerf dans le massif de la Lauzière : 23 septembre 2023

Nous étions finalement 5 pour cette sortie à la rencontre du cerf dans le massif de la Lauzière. Au passage du col de la Madeleine, le paysage automnale est somptueux. Quelques flocons sont tombés sur les sommets. Il fait 5°C. A notre arrivée à Celliers, en milieu d'après midi, le brame du cerf n'est pas encore très audible. Nous prenons le temps de poser nos jumelles et longues vues, puis vient l'attente et l'observation. Le troupeau de brebis et le chien de conduite viennent pendant un moment distraire notre attente. 



Quelques brames sont entendus d'abord assez faiblement. Puis surtout nous observons quelques biches, très occupées à se nourrir paisiblement tandis que les mâles semblent se tenir à couvert. 

Une après-midi à l'ENS de la Bâtie avec le CPN (récit de notre sortie du 16 septembre)

Après l'animation du raout doménois et du forum bédoins, cette première sortie marquait un retour à notre ADN, le terrain ! Comme une habitude bien ancrée, le covoiturage s'organise au départ de Domène puis du Versoud. Certains d'entre nous nous rejoignent sur place à vélo. 

Dès nos premiers pas, nous sommes arrêtés par un chant fin, varié et puissant qui domine le sous-bois... le Rougegorge familier fait ici son entrée sonore dans l'automne (météorologique). Et tout au long de l'après-midi nous pourrons l'entendre encore. Nous poursuivons jusqu'à la plate forme qui offre une vue panoramique sur l'étang et toujours changeante suivant les saisons.


De là, dans le calme et avec patience, nous observons. 

 Il nous faudra de longues minutes pour repérer puis pointer nos longue-vues sur le Martin-pêcheur d'Europe. Son observation est toujours un spectacle.

Quelques bergeronnettes et libellules animent aussi la surface de ces eaux dormantes. La chaleur de l'après midi vient "réveiller" des grenouilles qui nous offrent ainsi leurs derniers chants avant le prochain printemps. 

Au fond de mon jardin, il y a ... (vidéo mystère)

Un piège photographique disposé au fond d'un jardin peut révéler bien des surprises. Pour preuve cette vidéo capturée début août à Domène, dans le secteur du Prieuré. 

On voit l'animal apparaître furtivement, au début et à la fin de la vidéo. Quel est-il, selon vous ? Nous vous invitons à répondre en commentaire.

Le CPN Curieux de Nature va se doter très prochainement de pièges photographiques qui pourront être prêtés aux adhérents. Qui sait, vous aurez peut-être la chance de découvrir un visiteur nocturne insoupçonné ...

Le CPN Curieux de Nature fait sa rentrée sur le terrain

C'est la rentrée pour le CPN Curieux de Nature ! Après la manifestation "Raout doménois" à Domène le dimanche 3 septembre et le forum des associations du Versoud le samedi 9 septembre, les activités reprennent sur le terrain.

Vous trouverez ci-dessous le programme des sorties programmées en septembre et octobre :

  • Samedi 16 septembre à partir de 14 heures, nous partons à l’ENS du Bois de la Bâtie à la découverte des libellules, des oiseaux des étangs, des fruits sauvages des haies… Et chemin faisant, nous serons aussi à l'affût des surprises du moment (peut-être quelques oiseaux migrateurs de passage…). Cette sortie, ouverte à tous, permettra de nous rencontrer et d'échanger, sympathisants et adhérents ...

  • Samedi 23 septembre : à l’écoute du brame du cerf dans le massif de la Lauzière (Celliers - Savoie). Sortie réservée aux adhérents. Modalités pratiques : Covoiturage (avec participation aux frais). Pour Domène : départ à 14 heures précises, parking Place Cie Stéphane. Pour Le Versoud : départ à 14 heures 15 du parking de la mairie. Pour la bonne organisation de cette sortie, merci de vous inscrire au moins 2 ou 3 jours avant : cpncurieuxdenature@gmail.com. Retour vers 22h.

Mettez le volume du son à fond pour écouter le brâme ...

  • samedi 21 octobre : observation des migrations d’oiseaux au Col des Ayes (sous la Dent de Crolles) avec la présence d’un animateur de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) (modalités pratiques précisées ultérieurement).

Pour chacune de ses sorties, les modalités détaillées seront communiquées par mail.

La  "Mission Hérisson" se poursuit tout au long des mois de septembre et octobre. Avec la mise en place d’un tunnel à empreintes dans votre jardin, détectez la présence du hérisson ou d’autres petits mammifères ! Si vous êtes intéressé(e), contactez Benoît (benoit.dhalluin38@gmail.com).

Une formation à l’utilisation de pièges-photos sera programmée en octobre ou novembre. Le CPN Curieux de Nature va acquérir deux pièges-photos qui pourront être mis à disposition des adhérents.

Forum des associations du Versoud : des rencontres, de nouveaux adhérents... Merci !

C'est sous un soleil radieux que le forum des associations du Versoud s'est tenu dans la cour de la Meije ce samedi 9 septembre où de nombreuses autres associations bédouines étaient présentes. Nous avons disposé notre stand en arc de cercle pour permettre à tous de prendre connaissance de nos activités passées et à venir autour de nos thématiques (actions, découvertes, aventures) et nos missions (mission hérisson, sauvages de ma rue...).

Le jeu des salamandres, le "birdy memory" et le "quid nichoirs" ont aussi rencontré un vif succès. Quelques affiches sur les mammifères, les escargots et limaces, les baies sauvages ont suscité quelques questions. Les plus curieux ont testé les loupes posées sur la table ou parcouru les pages de notre blog. 



Samedi 9 septembre matin : Retrouvez le CPN Curieux de Nature au forum des associations du Versoud

Après sa participation au Raout doménois ce 2 septembre, le CPN Curieux de Nature sera heureux de vous présenter ses prochaines activités et de vous rencontrer lors du prochain forum des associations qui aura lieu ce samedi 09 septembre à Le Versoud de 09 à 13 heures. (renseignements généraux ICI).

N'hésitez pas à découvrir les articles de notre blog.

Pour les curieux de nature de tout âge, les inscriptions sont ouvertes !




NB : Pour la seconde année consécutive, la commune de Domène a refusé notre participation à son forum des associations. Notre association s'est pourtant donnée pour objet statutaire de Connaître et Protéger la Nature sur les territoires de ces deux communes voisines et possédant de grandes affinités écologiques et historiques. Elle agit concrètement au sein de ces deux communes et bien sur accueille en son sein les adhérents doménois comme les bédoins. Nous regrettons bien évidemment cette situation et espérons vous rencontrer lors du forum du Versoud.

Nouveau : photos mystères ou insolites

 Dans chaque numéro de la revue de la LPO, L'Oiseau Mag, une photo mystère est proposée.

Nous nous en sommes inspirés pour proposer une nouvelle rubrique dans notre blog : ces photos mystères ou insolites ont été prises à Domène ou au Versoud ou dans les territoires limitrophes.

Alors à vous de jouer ! Envoyez vos propositions en mode commentaire.

Photo 1 : quel est cet oiseau ?

Photo : Benoît d'Halluin

Photo 2 : quel est cet oiseau ?

Photo : Eric Posak

Photo 3 : de quoi s'agit-il ?

Photo : Benoît d'Halluin

Et, enfin, une photo insolite - dite "coeur copulatoire" formé par deux Agrions jouvencelles - prise par Benoît le 28 mai 2023 à Montbonnot-Saint-Martin (lors de la sortie CPN "A la rencontre des oiseaux colorés en plaine").

photo : Benoît d'Halluin

 N'hésitez pas à nous proposer d'autres photos, des quiz sur la nature, etc. !

Nous vous souhaitons un bel été !

Laurent

Le CPN et le Secteur Jeunes de Domène partenaires pour animer le CLAS

Le cycle 4 du volet « ouverture culturelle » du CLAS (Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité) s’intitulait « être acteur de son territoire » et était ciblé sur la thématique « découvrir et protéger la nature à Domène ». Avec un tel objectif, il était logique que le Secteur Jeunes et le CPN Curieux de Nature se rencontrent !... Nous avons ainsi proposé, en concertation avec le Secteur Jeunes, deux activités qui ont été retenues :

* une activité visant la protection de la nature : aider les hirondelles de fenêtre en construisant des nichoirs adaptés. Cette activité est inscrite dans le programme Bouge-toi pour la nature ! lancé par la FCPN.

* une activité de connaissance de la nature : découvrir la diversité des plantes sauvages des rues.

 1. Construction de nichoirs pour les hirondelles de fenêtre

L’enjeu est d’arriver à enrayer le déclin alarmant des effectifs d’hirondelles de fenêtre à Domène. Le CPN Curieux de Nature a proposé de réaliser la construction de nichoirs adaptés à ces hirondelles. Afin de donner à cette action une dimension pédagogique et citoyenne, le CPN a tissé un partenariat avec le Club Nature du Collège La Moulinière d’une part et avec le Secteur Jeunes de Domène d’autre part pour que les collégiens construisent eux-mêmes ces nids. Ce projet a reçu le soutien de la municipalité. En particulier, les services techniques municipaux se sont engagés à réaliser l’installation in situ de ces nids qui nécessite, pour des raisons de sécurité, des moyens d’intervention spécifiques (nacelle).

 Dès le mois de janvier 2023, le travail a été entrepris avec le Club Nature de façon à être en mesure d’installer des nids début mars avant le retour des hirondelles de leur migration en Afrique. Nous avons rendu compte du travail entrepris dans un article de notre blog à consulter ICI.

 En mai, le Secteur Jeunes a pris le relais dans le cadre du CLAS : comme les délais impartis étaient différents (l’installation sur site étant prévue à l’automne, après le départ des hirondelles pour l’Afrique, pour ne pas déranger les colonies en train de nicher), nous avons pu expérimenter une autre technique de fabrication, nécessitant une durée de séchage plus longue, avec un torchis à base de papier mâché (ou carton-pâte). Les nids, plus légers, nous semblent présenter moins de risques de fissures.

Au final, 8 nids ont été fabriqués (soit plus que l’objectif initial)

 Les jeunes ont montré une forte motivation pour ce projet avec une grande qualité d’écoute et d’attention. Le travail réalisé par petits groupes a été de très bonne qualité.

 2. Découvrir la diversité des plantes sauvages des rues

La finalité de cette activité est de sensibiliser les jeunes à la biodiversité et changer le regard sur les plantes sauvages des rues (souvent perçues comme des « mauvaises herbes », alors qu’elles sont une composante importante de la biodiversité en milieu urbain).

Une sortie sur le terrain a été organisée par le CPN. L’objectif visé était de faire découvrir la diversité des plantes vivant sur ces milieux pourtant particulièrement contraignants et de mettre l’accent sur la diversité de leurs modes d’adaptation et de dissémination. Les jeunes ont ainsi repéré une dizaine d’espèces différentes sur un muret où nous nous étions donnés rendez-vous. Les loupes distribuées ont permis de découvrir des éléments intimes des plantes.

Graines de la Chélidoine : une excroissance riche en lipides et protéines attire les fourmis et favorise leur dissémination

Pour en savoir plus sur le CLAS et pour un compte rendu détaillé de ces activités d’animation, cliquez sur ce lien : ICI

Un grand merci à Ched Riguet et Charlotte Lucas, animateurs du CLAS, avec une mention spéciale pour tous les collégiens qui ont participé activement à ce projet : Andy, Audrey, Chloé, Eva, Evan, Ezio, Farah, Jean-Lucas, Leandro, Lily-Rose, Lyna, Ornella, Salaheddine, Sarah, Yassin, Zoé.

Et merci à Benoît pour les photos !

Laurent


Vient de paraître : un parcours de découverte de la nature au Versoud

 Pour tester le parcours de découverte de la nature dans la ville du Versoud, nous étions huit participants ce jeudi 8 juin. L’historique de ce projet a été précisé. Il trouve son origine à Domène (où un parcours similaire a été élaboré) pendant la période du Covid. Face aux restrictions sanitaires et administratives, nous voulions proposer une activité qui puisse être réalisée en autonomie, seul(e) ou en famille, et faire découvrir des éléments de notre patrimoine naturel tout en apportant des connaissances sous un aspect ludique. Sur le modèle de celui de Domène, un parcours a été initié pour Le Versoud en juin 2022.

Au point de départ, devant la mairie, le sophora du Japon mérite bien son surnom « arbre de miel » : on pouvait entendre le bourdonnement des très nombreuses abeilles venues butiner ses fleurs. En cette période, nous avons noté tout au long du parcours de nombreux tilleuls en pleine floraison ainsi que des chèvrefeuilles très odorants.

à l'ombre du sophora en fleurs

Dès l’étape 1, nous avons eu la surprise de découvrir non pas une mais deux espèces d’hirondelles nichant dans le secteur. Nous ne dévoilerons pas leurs noms car c’est un des 10 quiz proposés dans le guide…


 L’étape 2 propose une sensibilisation aux plantes sauvages des rues : dans ce lieu (trottoir + muret), plus de 30 espèces de plantes ont été inventoriées l’an passé. C’est aussi l’occasion de révéler des traits originaux des plantes poussant ici, dans des milieux très contraignants pour l’accès à l’eau et aux substances nutritives.

Orpin à feuilles épaisses : les feuilles charnues permettent une adaptation aux conditions de sécheresse

 Quelques oiseaux nous ont accompagnés : merles noirs, rougequeue noir (ou « queue rousse »), tourterelle turque, serin cini, troglodyte mignon, chardonnerets élégants, tandis que les martinets noirs zébraient le ciel. Le long du sentier récemment aménagé pour monter à la Tour d’Etapes la végétation était abondante : de grandes graminées (dactyle, ray-grass,…) - sans doute semées pour fixer le talus - mais aussi des fleurs diverses (lin, mélilot, vipérine, bouillon-blanc, morelle douce-amère, pimprenelle, marguerites,…). Nous n’avons pas vu le couple de faucons crécerelles signalé en mai vers la Tour où plusieurs trous dans les murs extérieurs semblent propices à la nidification de ces rapaces.

Lin
 Au parc Lilatte, nous avons apprécié le jeu de l’oie sur la biodiversité et fait une initiation à la reconnaissance de chants d’oiseaux.

Retour le long du fossé en aval du bassin de rétention où des iris des marais montrent encore leurs belles fleurs jaunes. Nous avons entendu les coassements des grenouilles et même vu des petits poissons, alors que ce fossé était à sec l’été dernier.

Tout au long du parcours nous avons bénéficié des apports de Gérard sur le patrimoine du Versoud (le Domaine Blanchet, la Place de la bascule publique, les vogues et la spécialité bédouine des poires cuites au vin, l’ingénieux système d’écluse manuelle pour faire dériver le torrent du Versoud et éviter les embâcles obstruant les ponts, etc.). Sur le patrimoine historique local, nous avons aussi indiqué dans notre guide (page 12) les références de la balade « On a volé la Croix d’Etapes », qui propose un parcours à énigmes dans les rues du Versoud.

Au terme du parcours, fidèle au rendez-vous, un héron cendré était perché au sommet d’un arbre à proximité du bassin de rétention.

Si vous souhaitez à votre tour tester ce parcours, cliquez ICI  ou rendez vous sur notre blog, rubrique Documents : https://cpncurieuxdenature.blogspot.com/p/documents.html et téléchargez le descriptif du parcours (format PDF). Des exemplaires papier du guide vont également être diffusés à la Médiathèque George Sand et à la mairie (Service Communication). Bonne promenade !

Laurent

Merci à Benoît pour les photos !

Prospection des postes de chant du rossignol à Domène : Soirée du jeudi 25 mai 2023

Le temps est encore un peu frais pour cette sortie printanière mais aucun nuage grincheux ne viendra troubler la belle lumière de fin de journée. Pour une fois, l'équipement est réduit au minimum. Une paire de jumelles chacun et un appareil photo. 

Sans presque un tour de pédale, nous voici déjà sur les berges de l'Isère, en rive gauche. A l'angle situé entre le rond-point du secteur Allende et du chemin de la digue, nous pouvons écouter à loisir le fameux rossignol philomèle dans un entrelacement d'arbustes et de buissons où nous ne parvenons pas à le voir. Nous restons là plusieurs minutes à l'écoute de son chant pour ne pas le confondre avec la très bavarde fauvette à tête noire. Ce sont de très beaux chanteurs tous les deux qui rivalisent de belles mélodies. 

28 mai : un dimanche matin à la rencontre des oiseaux colorés de plaine

L'heure parait bien matinale pour ce rendez-vous dominical (7h30). Et cependant, le jour est déjà levé depuis 6 heures ! L'air est léger sur la peau, la température est douce...une impression d'été ! C'est sur le chemin de la digue à Domène que commence notre parcours. 

 


De là, non loin de notre rossignol chanteur (voir sortie du 25 mai) et d'un couple de loriots aperçus et entendus dans un bosquet, sur la rive droite de l'Isère, nous observons la nidification des guêpiers d'Europe. Ils ont creusé leur nid au flanc même de la rivière, à quelques dizaines de centimètres au dessus du fil d'eau. Des couples se postent devant leur nid. D'autres chassent au dessus de la rivière ou vont se poser sur les hautes branches de peupliers ou de saules. 


 

Retour sur la Sortie Salamandre du 14 avril 2023

Sortie nocturne du 14 avril 2023 “à la recherche des salamandres”

La météo annonçait une soirée pluvieuse ce vendredi 14 avril 2023, nous avons donc décidé de lancer l’invitation pour nous réunir et partir à la recherche des salamandres sur Le Versoud, chemin de la république, au dessus de l’église et du cimetière, et sur Domène, autour de la mare pédagogique, chemin des carrières. L’an passé, nous avions vu et photographié de nombreux spécimens de salamandres (10 + 9).

Rendez-vous était donc donné à partir de 20 heures devant l’église du Versoud où huit d’entre nous se sont retrouvés avec lampes, vêtements de pluie et appareils photo.

Nous sommes remontés le long du torrent, puis nous avons suivi le chemin de la république jusqu’à la source qui coulait faiblement. Pas l’ombre d’une salamandre, le sol était sec.

Nous sommes redescendus devant l’église, puis nous avons longé la route sur quelques dizaines de mètres où nous avons vu, dans le fossé côté montagne, de nombreux têtards de crapauds ou/et grenouilles et quelques larves de tritons. Il y a un fort risque que ces têtards ne puissent pas accomplir leur cycle complet de développement si la pluie ne tombe pas régulièrement pour alimenter cette faible retenue d’eau.

Nous nous sommes ensuite rendus à la mare pédagogique de Domène. Nous avons fait le tour de la mare sans observer d’amphibien. Puis nous avons vu une grenouille verte, 

et enfin une salamandre cachée dans les herbes. Nous avons tous pu l’observer et même la mesurer: environ 18 cm.


Après la sortie, nous avons comparé ses motifs colorés à ceux des salamandres photographiées l’an dernier : celle-ci ne faisait pas encore partie de notre bibliothèque. Avec quelques-unes enregistrées en 2021 et celles observées en 2022, nous en sommes à la seizième salamandre recensée à la mare pédagogique et ses environs.

Affuts au blaireau des 1er et 2 juin 2023

Blaireau (photo : Vincent Dobremez)

Pour notre CPN, c'est une première.

Il fallait d'abord trouver un terrier respectable proche de notre territoire et accessible. L'un d'eux se trouve dans un sous-bois communal qui satisfait à ce critère.

Le terrier est manifestement ancien avec de nombreuses entrées donnant certainement accès à différentes chambres mais l'une d'elles porte une très belle coulée, de la terre fraîche...

 La seconde difficulté réside dans le point d’affût. L’exiguïté de ce sous-bois ne favorise pas la prise de distance, ce qui constitue un risque évident de détection de la part de cet animal à l'odorat très fin, même en se plaçant vent contraire.

Tentés tout de même, Christian, Laurent et moi avons tenté l'expérience durant deux soirées consécutives.

L'approche est ludique. Le but est, dans un sous-bois touffu couvert de lierres rampants, de  poser son pied à terre sans briser les nombreuses branches mortes s'y cachant pour diminuer autant que faire se peut le bruit de nos pas et consentir au silence total ou presque... même avec son compagnon de sortie !

Vient ensuite le temps du siège. Il s'agit là de trouver l'emplacement propice à la vue sur le terrier mais aussi au confort de l'assise sur un sol bienveillant permettant de rester quasiment immobile pendant les 60 à 120 minutes qui suivront. 

Puis enfin le temps de la patience et de l'écoute. Avant que n'apparaisse, peut-être, le fruit de notre attente que nous fixons obstinément comme un Graal,  le sous-bois silencieux semble immobile et pleins de secrets inattendus. 

J'observe longuement un lapin de garenne venu sur ma droite dans la pénombre. Il disparaitra soudainement d'un bond. Un micro-mammifère traverse si vite devant nous qu'il nous sera impossible de l'identifier. A ma gauche, le long du tronc sur lequel je me suis adossé, alors que le jour tombe, deux énormes insectes xylophages parcourent l'écorce. Au dessus de nous, des guêpiers tournoient tandis que plus loin, des dizaines de corbeaux freux s'égosillent. L'orage tonne. Et si la pluie semble inonder la plaine, là où nous sommes, elle atteint à peine le sol. Au moins sommes nous à l'abri.

Avec le temps, je m'imagine en paresseux, contraint à l'immobile et aux mouvements lents, même de la tête. Cela change la perception.

La pénombre envahit le sous-bois. Le crépuscule n'est pas loin. Une chouette hulotte manifestement présente avant notre arrivée à quelques mètres de nous entame quelques brefs cris puis se tait. Juste avons nous le temps de la reconnaître. 

De ces deux soirées consécutives, nous ne verrons pas apparaître l'hôte convoité. Trop rusé ou peu pressé de sortir du terrier protecteur avant la nuit ou pendant l'orage. Il aura attendu notre discret départ ou le lever de la pleine lune qui illumine la plaine à notre retour. 

Rien pourtant dans mon pas, ni dans ma tête ne m'inspire la déception mais plutôt le respect.

Eric